Glisse

15 juin 2011 07:00; Act: 15.06.2011 07:17 Print

Une pagaie qui a révolutionné le surf

par Sandra Imsand - Le «stand up paddle» fait de plus en plus d’adeptes. Sur l’océan, mais aussi sur les lacs et rivières de Suisse.

Voir le diaporama en grand »
Le stand-up paddle sur les vagues dans l'océan La championne olympique de boardercross aux Jo de Turin en 2066 Tanja Frieden pratique aussi ce sport. De préférence sur le lac de Thoune. Dimanche 19 juin, il est possible de s'initier gratuitement au stand up paddle à Rolle. Sur le Léman, ce sport est très pratiqué Des centres de location à Rolle et Lutry viennent d’ouvrir leurs portes. A cette occasion, des initiations sont à gagner. www.paddle-center.ch Au lever du soleil, à Genève. Ouvert aux personnes de 0 à 99 ans, le centre SUP Genève offre des cours (de 40 à 250 fr.) et des locations de planches et de pagaies (10 à 200 fr.) sur la plage du Reposoir, à Chambésy (GE). Pour bénéficier de tarifs réduits, il est possible d’adhérer à l’association. www.supgeneve.blogspot.com Créée par Séverine Von Kaenel et Arlette Javet, l’association Seeland stand up... ...propose des sorties ainsi que des initiations dans le Pays des Trois-Lacs. «Le décor est assez atypique, avec des canaux, des réserves naturelles ainsi que l’île Saint-Pierre», explique Arlette Javet. Il est possible de s’inscrire pour découvrir ce sport à Estavayer-le-Lac, La Neuveville et Morat. Prix: 35 fr., inclus le matériel pour deux heures avec accompagnement. E-mail: info@seelandstandup. ch Le 4 juin, le Glaronais Thomas Oschwald avait entrepris une aventure complètement folle: partir de chez lui, à Elm, pour gagner l’océan Atlantique, et retour. Le tout en «stand up paddle» sur une distance totale de 5000 kilomètres: un record. Pour corser la chose, Osch wald avait prévu de ne jamais sortir de l’eau, sauf pour passer les écluses, faire des achats ou dormir. Malheureusement, le Suisse de 32 ans a dû jeter l’éponge dimanche dernier. Il souffrait de vomissements et de douleurs aiguës au poignet droit. Mais ce n’est que partie remise. Le jeune athlète a prévu de repartir à la fin du mois déjà, si ses soucis de santé le lui permettent. Le matériel nécessaire pour s'adonner à cette discipline. Une planche Du modèle gonflable, très pratique pour le transport... à celui de luxe, taillé à la main, toutes les gammes de prix sont disponibles sur le marché. La marque de Rolle Nidecker s’est également spécialisée dans les planches de ce sport. Paddle board de 990 à 3290 fr. www.goodies-online.ch Une rame. De l’amateur au pro, à chacun sa pagaie. Cette dernière peut être pliable, réglable ou en fibre de verre, vendue en kit. Le must: le modèle en carbone, hyperléger. Pagaie:119 à 529 fr. www.goodiesonline.ch Bikini de mise pour les femmes... ...boardshort pour les hommes. Les débutants frileux pourront aussi enfiler une combinaison de surf ainsi qu’un gilet de sauvetage. Maillot de bain 17 fr. 90 le haut, 14 fr. 90 le bas chez Manor, Boardshort 119 fr. chez Quiksilver.

Une faute?

Il n’est plus rare de voir une personne debout sur une grande planche, une pagaie à la main, glisser sur les eaux calmes de la région. Le «stand up paddle» (ou SUP) a été inventé dans les années 1970 à Waikiki
(Hawaï) par des professeurs de surf. Debout sur l’eau, ces derniers pouvaient garder un oeil sur leurs élèves qui tentaient de prendre la vague. Tombé en désuétude, il a été remis au goût du jour dans les années 2000 par les surfeurs, qui cherchaient une activité pour se maintenir en forme
quand la mer était plate. Depuis, l’engouement est massif. Tous les amateurs de sports aquatiques ne jurent que par le SUP.

C’est vrai que ce sport ne présente que des avantages. D’abord, il peut aussi bien se pratiquer sur les vagues de l’océan que sur les eaux des lacs et des rivières. Avec des paysages somptueux à portée de rame. «Quand on remonte la Sarine entre Thoune et Berne et qu’on aperçoit le Palais fédéral, on en prend plein la vue», explique Arlette Javet, du Seeland Stand Up. L’eau procure également un sentiment de bien-être. «On est obligé de se recentrer et de ne penser à rien d’autre. Sinon, c’est la chute», avertit Gaël Vuillemin, qui a ouvert une école à Genève.

De plus, cette activité est ludique et très facile à maîtriser. A condition de connaître les bons gestes. «Si on rame juste, on ne se fait mal nulle part», assure-t-il encore. Le corps tout entier travaille de manière symétrique, en sollicitant les muscles des bras et du torse. Mais en cas de mauvais maniement de la pagaie, gare aux maux de dos et aux tendinites. C’est pour cela qu’une initiation avec un instructeur s’impose. Par exemple
gratuitement, ce dimanche à Rolle (lire ci-dessous). Surtout qu’au bout «de cinq minutes, on n’a plus envie de descendre». Parole d’accro.

Essayer gratuitement sur le Léman

Dimanche prochain, dans le cadre de la
Journée internationale du surf, l’association Flatwater Paddling propose une initiation gratuite au stand up paddle. Dès 11 h, cinquante planches attendent les amateurs sur la plage, près du château de Rolle. «Avec
cette journée, nous voulons promouvoir les valeurs de ce sport, ainsi que le respect de l’environnement», explique Pascal Michelin, initiateur du projet. Par conséquent, les seules boissons vendues sur place seront des jus de fruits frais et des sirops bios.

5000 km sur sa planche

Le 4 juin, le Glaronais Thomas Oschwald avait entrepris une aventure complètement folle: partir de chez lui, à Elm, pour gagner l’océan Atlantique, et retour. Le tout en «stand up paddle» sur une distance totale de 5000 kilomètres: un record. Pour corser la chose, Osch wald avait prévu de ne jamais sortir de l’eau, sauf pour passer les écluses, faire des achats ou dormir.Malheureusement, le Suisse de 32 ans a dû jeter l’éponge dimanche dernier. Il sou rait de vomissements et de douleurs aiguës au poignet droit. Mais ce n’est que partie remise. Le jeune athlète a prévu de repartir à la fi n du mois déjà, si ses soucis de santé le lui permettent.

«Comme la marche nordique, mais en plus sexy»

Grande amatrice des sports aquatiques comme le surf, la championne olympique 2006 de boardercross, Tanja Frieden, prédit un grand avenir au «stand up paddle».

Tanja, quand avez-vous découvert
ce sport?

Il y a trois ou quatre ans, alors
que j’étais en vacances à Maui,
dans l’archipel d’Hawaï. J’ai tout
de suite trouvé ça cool.

Le pratiquez-vous aussi en Suisse?
Oui. Je me suis acheté une planche et je l’utilise régulièrement sur le lac de Thoune. Je vais également souvent dans le canton des Grisons pour m’entraîner sur des lacs ou des rivières.
Quel est le plus beau coin pour le «stand up paddle»?
Pour moi, Maui est le plus bel endroit au monde pour ce sport. J’ai également beaucoup aimé Bali ou la côte atlantique de la France.

Que vous apporte ce sport?

Il est génial pour l’équilibre.Après mon opération des deux tendons d’Achille, en janvier 2010, le «stand-up paddle» a été le premier sport que j’ai pu pratiquer pour retrouver la stabilité pour mes pieds. Selon moi, il fait du bien à tout le corps. Un peu comme de la marche nordique, mais en plus sexy!

Le «stand up» en images:

Sur le Léman:

A l'étranger: