Musique

10 mars 2011 20:54; Act: 10.03.2011 21:09 Print

«J’ai jeté à la poubelle certains codes du hip-hop»

par Laurent Flückiger - Porté par le single «The Bomb», l’Américain Pigeon John sert un mix musical explosif.

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«Je ne me considère pas comme quelqu'un de drôle mais je prends le sens de l’humour au sérieux.»

Une faute?

On vous découvre avec «Dragon Slayer», mais c’est déjà votre 7e album. Comment en êtes-vous arrivé à faire du hip-hop?
J’ai commencé au début des années 1990 dans les soirées «open mic» du Good Life Cafe, à Los Angeles. Mais je n’ai pas trouvé de contrat de distribution pour mon premier album. Alors je le vendais en tournée, devant le coffre ouvert de ma voiture. Je me suis fait tout seul.

 En quoi «Dragon Slayer» est-il différent de vos albums précédents?
J’ai travaillé avec Hervé Salters, alias General Elektriks. Et c’est la première fois que j’écris tous les morceaux. D’habitude j’utilisais des beatmakers ou des samples. J’ai toujours entendu des mélodies dans ma tête mais je ne me suis jamais mis au piano dans le but de les concrétiser. Musicalement, c’est un nouveau départ. Personnellement aussi, il s’est passé des choses folles et je me sens comme un adolescent.

Vous avez aussi adopté un son plus pop.
 J’ai jeté à la poubelle un certain nombre de codes purement hip-hop. Je voulais des mélodies un peu stupides comme j’en écoutais enfant.

Quel est le «featuring» dont vous rêveriez?
J’adorerais travailler avec DJ Shadow et Jason Falkner, qui est mon songwriter préféré des années 1990. Et le rappeur Q-Tip: il est mon Bob Dylan. Ses mots sont si simples et si profonds à la fois.

Vous êtes un grand amateur de skateboard. Cela influence-t-il votre musique?
Absolument. Quand tu es sur ton skate tu passes les 90% de ton temps seul, tu vois la ville de façon totalement différente et personne ne connaît tes secrets. J’ai grandi en regardant Tommy Guerrero, un pro du skate à San Francisco. Je l’ai invité à jouer de la basse sur deux morceaux de «Dragon Slayer». Mon rêve est devenu réalité.

Le clip «The Bomb», de Pigeon John: