Rencontre

31 mars 2011 15:52; Act: 31.03.2011 16:18 Print

Julien Doré se livre sans détours

par Sandra Imsand - Trois ans après «Ersatz», le Français sort son deuxième album: «Bichon». Une belle réussite. Interview.

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La rencontre d’un chien bichon avec l’artiste: un pur hasard. (Photo: DR)

Une faute?

Quand on rencontre Julien Doré pour la première fois, sa timidité surprend. Rien à voir avec le show-man débordant d’énergie sur scène. «Chanteur, c’est un métier compliqué, un métier de schizo­phrène, explique-t-il. Dès qu’on met un pied devant le public, il faut tout donner. C’est un échange.» Un échange qui peut aller très loin, parfois même «jusqu’à l’épuisement».
Après une pause indispensable, voici le rescapé de la «Nouvelle Star» 2007 de retour avec «Bichon», son nouvel album, qui transpire la sensualité et l’humour. On y croise Dominique A, Françoise Hardy ou encore Yvette Horner. Un melting-­pot intéressant pour un travail abouti. Rencontre.

«Bichon» sort trois ans après «Ersatz». C’est long, non?

Pour moi, c’est impossible de sortir un album par an. Ça ne sert pas la musique et cela ne me sert pas moi-­même. J’avais besoin de ­faire vivre «Ersatz» sur scène, de me nourrir de musique. Pourquoi tout vouloir faire vite? Je ne veux pas soûler les gens en faisant croire que je suis capable de réaliser un album par an.

Que signifie «Bichon»? Un surnom? Une référence à votre coupe de cheveux?

C’est drôle comme on essaie de donner un sens à tout! C’est un pur hasard. Je devais faire une séance photo dans un parc. Et une femme, une bourgeoise très distinguée, y promenait son chien, un bichon. J’ai demandé à pouvoir poser avec lui. C’était une idée de gosse qui a fait rire tout le monde.

Dans vos clips, on sent une vraie recherche.

Quand je fais un clip, j’ai envie de me marrer et de m’impliquer à fond. Je gère un album de A à Z, c’est presque égoïste et ça m’éclate. Je trouve qu’on ne peut pas faire un clip que les gens ont déjà vu, il ne faut pas les prendre pour des imbéciles. Parfois, c’est vraiment scandaleux ce qu’on propose aux gens. La médiocrité rassure certains artistes français.

«Kiss me forever», premier single de l'album «Bichon»