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13 juin 2018 11:01; Act: 13.06.2018 11:02 Print

Infantino: «la FIFA était cliniquement morte»

Le Valaisan a fait le bilan de sa présidence à la tête de la FIFA lors du 68e Congrès de l'instance à Moscou. Il jouera sa réélection dans un an, lors du Congrès de Paris.

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Gianni Infantino (à gauche) a plaidé sa cause devant les 210 délégués des fédérations membres présents à Moscou. (Photo: Keystone)

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Le jour de son élection, «la FIFA était une organisation cliniquement morte», a affirmé son président Gianni Infantino. Mais deux ans après, elle est devenue «une organisation vivante».

«Deux ans et trois quatre-mois après mon élection, il est peut-être temps de regarder en arrière. Le 26 février 2016, le jour de l'élection, la FIFA était une organisation cliniquement morte», a déclaré le Valaisan, mercredi lors du 68e Congrès de l'instance à Moscou.

«Aujourd'hui, la FIFA est une organisation vivante, pleine de joie, de passion, avec une vision pour un avenir. J'ai été élu sur la base d'un programme et avec vous tous on a essayé de le mettre en pratique», a-t-il ajouté, alors qu'il jouera sa réélection dans un an, lors du Congrès de Paris.

«Tout le travail n'est pas encore fini»

Au-delà de la mise en place de réformes institutionnelles indispensables après le scandale de corruption qui a entraîné la démission de son prédécesseur Sepp Blatter (limitation de la durée des mandats, contrôle d'intégrité des membres du Conseil...), M. Infantino s'est efforcé de redorer l'image de l'instance.

«Nous devons respecter les règles que nous sommes fixés, être transparents dans nos flux financiers», a-t-il plaidé devant les 210 délégués des fédérations membres présents. «Tout le travail n'est pas encore fini, j'en suis conscient. C'est simplement quand il y a un problème qu'on en parle dans la presse. Si quelque chose devait mal se passer, aujourd'hui on pourra intervenir dans tous les domaines qui nous intéressent.»

Révolutionner les transferts

«Je suis fier de ce que nous avons accompli pour que la FIFA soit une organisation ouverte et démocratique», a-t-il ajouté.

L'ex-bras droit de Michel Platini à la présidence de l'UEFA a ensuite égrené les mesures spectaculaires mises en place: l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR), «bénéfique pour le football», et la Coupe du monde à 48 équipes à partir de l'édition 2026.

Il a également affirmé vouloir faire une «révolution du système des transferts» pour «mettre un terme à cette image salie», «protéger les joueurs et les clubs qui forment les joueurs».

«Si nous ne le faisons pas la formation des talents sera mise à mal», a déclaré le Valaisan. «Certes nous n'allons pas nous faire que des amis, mais cela ne va pas bien. Il faut trouver une solution».

(nxp/ats)

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