Football - Coupe du monde

12 juillet 2018 22:00; Act: 12.07.2018 22:00 Print

Le Disneyland du fan de football

par Robin Carrel, Moscou - La salle de presse lors des matches de la Coupe du monde est un vrai parc d'attraction pour qui aime le foot et regarde un peu trop les chaînes de TV.

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Les salles de presse, comme ici en flou à St-Pétersbourg, sont une sacrée fourmilière.

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L'antre des médias, sise généralement dans le stade, ou un peu en dehors comme ici à Saint-Pétersbourg, est une sorte de jungle. On y trouve d'étranges spécimens de photographe qui affûtent leurs objectifs ou attendent de savoir où ils seront placés au bord de la pelouse. Il y a aussi les reporters radio, qui font leur premier direct et contribuent au brouhaha général. Et puis également les journalistes de presse écrite, qui compilent les dernières statistiques, refont le monde ou skypent vite fait avec leur famille restée au pays...

Ca parle fort, ça parle espagnol, anglais, japonais, allemand, pakistanais, italien malgré tout, indien, portugais, chinois, flamand, russe, français et toutes les autres langues affiliées à la FIFA. Ca parle souvent fort, à tel point qu'il faut avoir en soi une bonne dose de tolérance – on vous avoue que mardi, on a souvent pensé à lancer un Mexicain sur un Japonais, histoire d'avoir un peu la paix – et pour s'y concentrer, il faut avoir quelques notions de sophrologie pour réussir à tenir le coup.

Très belle vue

Mais là où l'attente dans la salle de presse est encore plus compliquée, c'est quand on est sur place pour un match de l'équipe de France. Si vous lisez cet article, c'est que vous vous intéressez un tant soit peu au football. Donc que vous regardez de temps à autre les télévisions françaises et les nombreuses émissions sur le jeu de ballon qui y sont programmées les 365 jours ou presque de l'année. Et bien imaginez tous ces «shows» en même temps, mais dans la même pièce.

«Heureusement», au Stade Krestovski de Saint-Pétersbourg, les journalistes sont si nombreux que la salle de presse a dû être montée de toutes pièces en dehors de l'enceinte et sur deux étages. Autrement, vous auriez l'impression d'avoir toute la TV française autour de vous. Pour ne rien gâcher, l'écrin qui a coûté près d'un milliard et demi de francs a une très belle vue sur l'extrême Est du Golfe de Finlande, mais ce n'est pas là le propos.

Salle de presse avec vue sur Baltique.

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On a pu y croiser Mohamed Bouhafsi, l'ami des joueurs stars qui part faire son 34e direct de la journée pour BFM TV et Alain Giresse, l'ancien international français qui est consultant sur la radio publique française. Il y a aussi Habib Beye, qui commente sur Canal + et qu'on n'ose pas aborder parce que, quand même, il avait été bon sur le flanc droit de l'Olympique de Marseille entre 2003 et 2007. Jacques Vendroux, que vous avez forcément entendu dans le poste, quand votre père a mis France Info à la radio, la dernière fois que vous êtes partis dans le Sud de la France...

A un mètre de Van Basten

Le pire? On hésite entre le moment où on s'est retrouvé aux urinoirs à côté de Bixente Lizarazu, champion du monde en 1998 et analyste lors des directs sur TF1, ou la fois où Elie Baup, ancien entraîneur de l'Olympique de Marseille, a raconté une blague pas drôle à un collègue, toujours aux toilettes... Mais il n'y a pas que la salle de presse qui permet de côtoyer des stars, la tribune aussi. Imaginez passer toute une rencontre à un mètre de Marco Van Basten et deux de Carlos Alberto Parreira, experts pour la FIFA et placés juste à côté de vous!

Le lendemain, au Stade Loujniki de Moscou, à l'occasion de l'autre demi-finale de ce Mondial, on a encore eu des étoiles dans les yeux, même si ces derniers s'étaient un peu refermés après les neuf heures de train nécessaires entre les deux plus grandes villes de Russie. Des anciens internationaux anglais comme s'il en pleuvait, avec nos deux préférés Alan Shearer et Stuart Pearce... On aura vu beaucoup de belles choses pendant un mois au pays de Vladimir Poutine, mais ça, ça restera parmi les plus bons moments.

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