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06 juillet 2018 04:47; Act: 06.07.2018 08:43 Print

Mondial-2018: la France défie l'Uruguay

La France rencontre l'Uruguay, vendredi en quart de finale du Mondial. Un duel Brésil-Belgique est également prévu.

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Les Bleus comptent sur Kylian Mbappé contre l'Uruguay. (Photo: AFP)

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Après l'Argentine de Lionel Messi, l'Uruguay de Diego Godin? La France de Kylian Mbappé espère confirmer contre la «Celeste», vendredi en quart du finale du Mondial-2018, qui verra le Brésil de Neymar et la Belgique d'Eden Hazard s'opposer dans un choc prometteur tourné vers l'attaque.

En quête d'un bleu «Celeste»

Kylian Mbappé et ses coéquipiers ont montré contre l'Argentine qu'ils avaient du feu dans les jambes. Mais pour mater le très rugueux Uruguay, vendredi à Nijni Novgorod (14h00 GMT), les Bleus devront faire la différence avec les tripes.

Pour rejoindre le dernier carré, l'objectif édicté par la Fédération française et affronter en demi-finale le vainqueur de Brésil-Belgique, il faudra se défaire de la «Celeste», l'équipe qui a renvoyé le Portugal de Cristiano Ronaldo à la maison.

Avec ou sans Edinson Cavani, auteur des deux buts victorieux contre le champion d'Europe mais très incertain en raison d'une blessure au mollet gauche ? «Désolé, vous n'allez pas avoir l'information, comme moi je n'ai pas l'information de qui va remplacer le joueur suspendu côté français», à savoir Blaise Matuidi, a dribblé le sélectionneur uruguayen Oscar Tabarez. «S'il n'est pas là, ça ne changera pas le visage de l'Uruguay», a relativisé le sélectionneur français Didier Deschamps.

S'il reste Luis Suarez, attaquant toujours aussi mordant, pour marquer des buts, c'est surtout la défense de fer uruguayenne qui représente le principal danger pour la bande d'Antoine Griezmann.

Avec deux buts sur ses neuf derniers matches, tout en commettant très peu de fautes, les coéquipiers de Diego Godin ont mis en place un verrou quasi impossible à sauter. Même pour Kylian Mbappé ? Très attendu après ses exploits contre l'Argentine qui ont séduit même le «roi» Pelé, le Parisien de 19 ans aura sans doute moins d'espaces pour exploiter sa vitesse. Mais son talent balle au pied sera nécessaire pour faire la différence.

«Génération dorée» contre Neymar

«Ce sera un match merveilleux. On a tous les deux envie de jouer au football. Cela va être un match époustouflant, un beau challenge pour les joueurs et moi-même»: le sélectionneur brésilien Tite, qui rêve de sixième étoile, ne peut s'empêcher de saliver à l'avance de son duel face à la Belgique et sa «génération dorée» vendredi (18h00 GMT) à Kazan.

Avec notamment un duel de N.10 aux pieds magiques Hazard/Neymar, le choc fait carrément saliver toute la planète foot.

Dernier grandissime favori en lice depuis l'élimination prématurée de l'Allemagne et de l'Espagne, l'heure du vrai test est arrivée pour le Brésil. Après être montée doucement en puissance en phase de poules, la Seleçao doit confirmer la belle prestation entrevue contre le Mexique (2-0) pour être conforme à son statut.

«Il faut avoir les pieds sur Terre. Il ne faut être ni euphorique ni se laisser attraper par la peur de perdre. Il faut rester au juste milieu avec la tête froide et se dire qu'au niveau collectif on peut réussir de grandes choses», a prévenu Tite, soucieux de mettre en garde son équipe contre tout excès de confiance.

Car la Belgique et sa «génération dorée», qui auraient pu choisir la partie de tableau la plus favorable du Mondial en ne gagnant pas son dernier match de poule contre l'Angleterre, croient profondément en leur chance face au quintuple champion du monde. «Aucun d'entre nous ne se couche le soir en pensant on a déjà perdu contre le Brésil », a par exemple prévenu le défenseur Vincent Kompany.

Meilleure attaque de la compétition avec 12 buts en quatre matches, la Belgique possède de vrais arguments pour mettre en difficulté les coéquipiers de Thiago Silva. Des talents individuels à n'en plus finir devant, à l'image du quatuor Hazard-De Bruyne-Mertens-Lukaku, et surtout la qualité de son banc, à l'image du duo Marouane Fellaini/Nacer Chadli, héros de la «remontada» contre le Japon (3-2) en huitièmes.

Mais face à Neymar ou Philippe Coutinho, les deux fers de lance de l'attaque brésilienne, les Belges devront faire attention pour que leur «football total» ne se retourne pas contre eux. Contre le Japon, les espaces béants ont failli leur coûter une sortie prématurée.

«Aucune équipe ne doit se dénaturer, notre philosophie de jeu doit rester la même», a toutefois affirmé Kompany. «Notre ADN, c'est nos passes entre les lignes, jouer au sol. Mais on n'a jamais été kamikazes non plus.» Gagner grâce au «joga bonito» face au Brésil ? Pari osé mais terriblement alléchant !

Résultats et groupes

(nxp/afp)

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