Football - Coupe du monde

05 juillet 2018 02:04; Act: 05.07.2018 02:05 Print

Tout ce qu'on n'a pas pu vous raconter en 48h

par Robin Carrel, Moscou - Après une grève, on en a tous gros. Alors on vous résume les derniers deux jours en quelques phrases, parce que vous nous avez manqués.

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C'est qui le patron? C'est Stephan Lichtsteiner. (Photo: Keystone/Laurent Gillieron)

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La Suisse a été éliminée sans gloire, les Anglais sont passés aux tirs au but contre la Colombie et on n'a pas eu trop l'occasion de vous en parler, pour des raisons nécessaires à notre métier. Mais parce que notre job ça reste de vous informer ou aussi de vous divertir de façon jeune, urbaine et branchée, on revient vite en vitesse sur les deux derniers jours de football en Russie.

Vu depuis Moscou, voilà ce qu'on a pu noter:

- Les Colombiens, ça fait beaucoup de bruit quand ça marque.
- Les Colombiens, ça fait beaucoup de bruit quand ça n'est pas content après l'arbitre.
- Voir Juan Fernando Quintero jouer en vrai est un bonheur pour les yeux. Et ça a piqué un peu quand n'a pas pu vous relater ses performances.
- Les Anglais, ça peut gagner aux penalties.
- Les Anglais, ça peut venir à très peu à une Coupe du monde à force du matraquage médiatique local, mais ça va peut-être finir par venir.
- Et ça peut être intelligent des fois, mais après coup. Longtemps après coup.


- Essayer de relier tous les principaux stades de Moscou dans la même journée par simple défi personnel (Spartak, Loujniki, Lokomotiv, Dinamo et CSKA) est une erreur pour les pieds.
- Aller tester le jogging sur des rails abandonnés, c'est extraordinaire.
- Quand des gens bourrés ne sont pas d'accord politiquement avec vous après 22 heures dans la banlieue de Moscou, ayez la bonne idée d'être d'accord avec eux à la fin.
- Il y a la tête d'un ours dessiné par Leonardo Da Vinci au Musée Pouckine de la ville.
- Il y a aussi le seul vrai Dieu que je connaisse.


- Se faire hurler dessus dans une langue étrange par un joyeux Russe très heureux de faire connaissance d'un Suisse, ça fait peur au départ, ça fait mal à la tête ensuite.
- Voir les rues moscovites être envahies de torrents après une demi-grosse averse et découvrir l'odeur des égouts qui refoulent, ça pique le nez.
- Se faire menacer de licenciement, avec un mail terminé par «Cordialement» à 2640 km à vol d'oiseau quatre jours après avoir été fusionné, ce n'est pas très rigolo.
- J'ai croisé, dans un endroit de Moscou, des gens du troisième âge qui dansent la Lambada sous la pluie, avec leur parapluie et c'était super.
- Si votre enfant veut devenir journaliste, de deux choses l'une. Qu'il sache que c'est le plus beau métier du monde, mais aussi qu'Instagrameur professionnel est bien plus stable comme situation.

- Apparemment, prendre une photo d'un cinéma open-air vide est interdit en Russie. Même si on a vaillamment bravé cet interdit.
- Si un match va aux penalties, il n'y a pas forcément toutes les correspondances possibles et imaginables en métro ensuite pour rentrer et ça fait mal aux pieds.
- Même depuis la Russie, on arrive à entendre les grandes phrases des politiciens romands à propos de la diversité nécessaire de vos médias, mais comme ici, on n'a toujours pas vu la couleur du moindre début de chose concrète.
- Je dois retourner pour la quatrième fois de ma vie à Nijni Novgorod, mais parce que c'est pour y voir France-Uruguay, j'y irais à pied. Enfin, non, pas vraiment, parce qu'il n'y a pas de réseau de téléphone sur 300 kilomètres.
- On a eu droit au pire clash sur les réseau sociaux de l'histoire du sport suisse.


- On attend toujours le selfie de LaraGusa après ce tweet et on est super tendu.
- Quand un type qui a joué à la Lazio, à la Juventus, qui a signé à Arsenal et qui a plus de cent sélections, tu l'écoutes. Surtout quand il dit que «ceux qui veulent changer d'entraîneur sont des cons» et que «on n'est pas d'accord de changer, tous».
- La Suisse a beau être 6e au classement de la FIFA, il n'est reste pas moins qu'elle n'a aucun joueur de très haut niveau et qu'il faut s'en accommoder tactiquement.
- Genre ne pas attaquer à 25 contre n'importe qui. Même quand tu te mets un auto-but contre une équipe encore plus faible que toi.
- L'arbitrage-vidéo me fait penser aux théories que je faisais avec mon père pendant les ralentis en regardant Téléfoot en 1995, alors que là c'est paraît-il en direct.

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