Jeu vidéo

19 février 2011 19:24; Act: 19.02.2011 19:30 Print

«Mindjack» reste prisonnier de sa grisaille

par Adrien Iseli - Plombé par des décors ternes et un gameplay laborieux, «Mindjack» ne tient aucune de ses promesses.

Une faute?

L’éditeur japonais Square Enix ferait mieux de se concentrer sur des genres qu’il affectionne, comme les jeux de rôle. Son incursion, avec «Mindjack», dans le jeu de tir à la troisième personne ne va pas laisser de traces durables chez les fans du style. Pire, «Mindjack» semble bien parti pour rejoindre le rayon «médiocre» de votre ludothèque.

Si le scénario futuriste partait d’une bonne idée – il vous faut déjouer un complot mêlant informatique et gouvernement – on se rend rapidement compte qu’il est aussi creux et insipide qu’une boîte de conserve vide. Et ce n’est pas le gameplay, lent et fade, qui a des chances de sauver la baraque.

Quelques bonnes idées ont pourtant été ajoutées: il est possible de pirater l’esprit de vos adversaires pour les contrôler ou les incarner. Mais cette action n’empêche pas vos ennemis de réagir comme des décérébrés, la faute à une intelligence artificielle défi­ciente. A cela s’ajoute une réalisation totalement à la ramasse.

Alors que les graphismes, pauvres en détails, oscillent dans des tons de gris, le titre souffre de problèmes d’affichage. Un comble. Surtout que «Mindjack» ne supporte pas la comparaison avec des jeux analogues sortis il y a des lustres.

A sauver, tout de même, un mode multijoueur agréable où il est possible de combattre les forces ennemies à six en coopération. Sinon, on vous aura prévenus.