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14 novembre 2019 06:26; Act: 14.11.2019 09:15 Print

Héros contemporain d’un nouveau genre... le livreur

Le très original «Death Stranding» fait d’une activité quelconque le ressort d’un jeu qui ne laissera pas indifférent.

Une faute?

Boulot a priori banal et rébarbatif, la livraison tient la vedette dans la dernière production d’Hideo Kojima. L’intelligence du créateur de la saga «MetalGear» réussit là où d’autres titres évoquaient ces déplacements avec dédain.

L’histoire se déroule dans un futur proche où l’humanité n’en mène pas large. Le joueur incarne Sam Porter Bridges, un des seuls humains capables de se déplacer à ciel ouvert pour acheminer des marchandises et reconnecter des cités souterraines entre elles. Tel un Mike Horn chargé comme un mulet, il distribue ses colis en domptant des terrains escarpés tout en prenant soin d’éviter les pilleurs et les «échoués», des esprits tueurs.

Sans entrer dans les détails, l’histoire (un peu brouillonne
et parfois à la limite de l’absurde) est magistralement interprétée par des acteurs fidèlement modélisés comme Norman Reedus, Mads Mikkelsen ou encore Léa Seydoux. L’émotion est même au rendez-vous dans plusieurs scènes. Mais ces bonnes intentions sont quelque peu gâchées par une jouabilité perfectible, spécialement dans les combats.

Sherpa démuni au commencement du jeu, chancelant sous le poids de son chargement, Sam acquiert au fur et à mesure de ses pérégrinations un équipement de plus en plus puissant pour arpenter des paysages hostiles, mais sublimes. Et, comme le dit si bien l’adage, «l’important n’est pas le but, mais le chemin.»

(mmi)