Jeux vidéo

05 avril 2019 21:28; Act: 05.04.2019 21:35 Print

Régir une république bananière, c’est rude

Après une longue absence, la licence «Tropico» se pare d’un sixième opus avec bien peu d’innovations.

Une faute?

On espérait une petite révolution, mais elle n’a pas eu lieu. «Tropico 6» reprend telles quelles les bases de la franchise en apportant quelques maigres nouveautés saupoudrées çà et là. On incarne toujours avec une grande prestance El Presidente sur non plus une seule île mais un archipel qu’il faut développer à travers plusieurs époques. Évidemment, il faut relier les territoires entre eux avec des ponts pour faciliter l’économie. Pour cela, on dispose
d’un large panel d’activités commerciales que l’on peut paramétrer selon ses désirs et, surtout, veiller au bien-être des indigènes en construisant des infrastructures de transport et de loisirs, utiles également pour attirer les touristes. Et si cela ne suffit pas, on peut éliminer les contestataires en investissant massivement dans la sécurité.

Il est également fortement conseillé de piocher dans son bas de laine planqué en Suisse pour mener quelques actions illégales afin
d’influer sur la gestion de la dynastie.

Sans atteindre la complexité d’un «SimCity», «Tropico 6» laisse libre cours à l’imagination pour gérer d’une poigne de fer, et avec une pointe d’humour, ses concitoyens. On regrette seulement
une recette un peu éculée.

(mmi)