E-sport - «League of Legends»

07 octobre 2019 22:21; Act: 08.10.2019 12:25 Print

Bando, un Genevois aux portes du plus haut niveau

Le gamer de 20 ans est actuellement le meilleur joueur suisse de «LoL». Et il vise encore plus loin.

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Le toplaner met toutes les chances de son côté pour réussir. (Photo: Fnatic Rising)

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Le Genevois Brian Ferrando, alias «Bando», joue pour Fnatic Rising, la 2e équipe des prestigieux Fnatic, cinq fois champions d’Europe. Il a tout mis en œuvre pour atteindre le haut niveau, en s’établissant en France puis en Angleterre.

Bando, quel a été ton parcours pour devenir le meilleur joueur suisse de «LoL»?
J’ai commencé il y a deux ans en Suisse en étant semi-­pro. C’était amusant, mais je voulais relever un challenge plus important en jouant dans un championnat plus relevé, en France. Je me suis petit à petit fait remarquer et j’ai rejoint la ROG School, un centre de formation pour joueur pro, tout en continuant mes études en parallèle. C’est grâce à ça que j’ai pu rejoindre LDLC, une très bonne équipe française, avant de jouer pour Gamers Origin, cet été.

Comment as-tu ensuite été recruté par Fnatic Rising?
Comme Gamers Origin ne s’est pas qualifié pour les EU Masters, le deuxième championnat en Europe derrière le LEC, j’ai eu l’autorisation de rejoindre une autre équipe. C’est alors que la team anglaise Fnatic Rising m’a contacté.

Comment se passe l’entraînement chez Fnatic?
On fait des scrims (ndlr: parties d’entraînements) régulièrement contre la première équipe. Et on gagne une fois sur deux! Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait si peu de différences avec le top niveau. J’ai même eu la chance de jouer avec la 1ère équipe lors d’entraînements.

Quel est ton prochain objectif personnel?
Je me suis fixé comme but de jouer en LEC d’ici à deux ans. J’ai pu réaliser que je n’en étais pas loin. Comme ma saison est quasiment terminée, je vais beaucoup m’entraîner de mon côté et suivre attentivement les Worlds cet automne pour m’améliorer.

Quels conseils donnes-tu à un jeune qui souhaite t’imiter?
Il ne faut surtout pas laisser tout tomber pour devenir pro. C’est très important d’avoir une formation à côté. Et attention: même avec un contrat, tout peut changer très vite dans ce milieu. Il faut aussi être prêt à s’installer à l’étranger où les structures d’e-sport sont actuellement plus développées qu’en Suisse.

(mey)