Réseaux sociaux

30 juin 2011 07:00; Act: 30.06.2011 18:40 Print

Ce Genevois qui pirate votre compte Facebook

Un spécialiste des systèmes d’information démontre avec quelle facilité il est possible de pirater une page Twitter ou Facebook. Il insiste sur l’importance de se protéger.

Comment se protéger contre les attaques. (Vidéo: Stéphane Koch)
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La manœuvre est simple comme un clic de souris. En quelques tapotements sur sa tablette Android, Stéphane Koch, s’empare d’un compte Facebook et poste ce qu’il veut sur le mur de sa victime. Insulte au patron, message graveleux ou photomontage compromettent, tout y passe. Heureusement, la page du réseau social est fictive et appartient à ce spécialiste et formateur en systèmes d’information. Mais la démonstration est bluffante.

En se connectant au wiFi libre service de la Ville de Genève, l’application qu’il utilise lui permet en effet de repérer et de pirater tous les comptes Twitter, Facebook ou Youtube des utilisateurs internet du parc des Bastions. Enfin, les comptes de ceux qui n’auront pas pris la peine d’activer la navigation sécurisée https. «Ma démarche est entièrement didactique, rassure Stéphane Koch. Mais les gens ne se rendent pas compte du danger tant qu’on ne leur montre pas.»

Pirater un natel

Pire, l’application gratuite est librement téléchargeable sur le net. Le spécialiste préfère donc taire son nom pour ne pas qu’elle tombe entre de mauvaises mains. D’ailleurs sa présentation est à la limite de la légalité. «Elle tomberait sous le coup de la justice pénale si j’affichais les informations privées du compte. Mais si on regarde juste la page de garde, pas de soucis», explique le spécialiste.

Le message de Stéphane Koch est donc celui de la prudence. «Je ne veux pas rendre les gens paranos, je veux les sensibiliser. Les réseaux sociaux ont d’immenses avantages, mais en leur faisant trop confiance, les conséquences peuvent être importantes», prévient-il. Il enjoint ainsi tous les utilisateurs de ces sites à activer la navigation sécurisée et annonce déjà une prochaine démonstration: l’usurpation de numéros de téléphone mobile pour envoyer des SMS.

(tpi)