Chine

15 août 2019 20:14; Act: 15.08.2019 20:14 Print

Des célébrités chinoises se font squatter leur nom

Des sociétés opportunistes enregistrent des marques dans le dos de stars montantes de la vidéo avant de les évincer.

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Jing Hanqing n’en revient pas. Le vidéaste aux 4millions de fans sur la plateforme Bilibili a récemment appris qu’il lui fallait tout recommencer de zéro. «On m’a dit que je ne pouvais pas utiliser le nom que j’utilise depuis 22ans, je dois le changer», s’est-il ému sur Weibo, le Twitter chinois.

Le vidéoblogueur a appris la mauvaise nouvelle fin juillet par un courriel. La firme Zhiqiao Electronic Products lui a fait savoir que les chaînes en ligne sur Bilibili violaient ses droits exclusifs de les utiliser. La société est connue pour cette activité avec 109marques de commerce à son portefeuille.

La célébrité chinoise a reçu quelques jours plus tard un courriel lui recommandant d’engager un bon avocat, car la marque à son nom avait «déjà été transférée plusieurs fois». Selon le registre officiel chinois, sept différentes sociétés ont revendiqué son nom, Jing, pour en faire des affaires.

Une partie du problème vient du fait qu’en Chine, le premier à revendiquer une marque l’obtient, explique le site chinois AbacusNews. L’enregistrement de noms de personnes connues est certes interdit, mais encore faut-il s’entendre sur cette notion de notoriété. Il est difficile pour les fonctionnaires de savoir si le nom enregistré appartient réellement à une personne. Et c’est encore plus compliqué lorsqu’il s’agit de vidéoblogueurs et d’influenceurs qu’ils ne connaissent pas forcément ou si leur notoriété est insuffisante pour justifier une protection de marque par défaut.

(laf)