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17 septembre 2019 07:14; Act: 17.09.2019 07:18 Print

Des données de millions d'Equatoriens sur le Web

Une fuite massive de données de millions d'Equatoriens sur Internet est susceptible d'affecter ces personnes du fait qu'elles contiennent une importante quantité d'informations «sensibles».

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L'Equateur est dépourvu d'une législation de protection des données personnelles. (Photo: Keystone)

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Le gouvernement équatorien a lancé une enquête sur la publication des données de millions de personnes sur Internet. Ces informations ont été soustraites par une entreprise privée, du temps de l'ex-président Rafael Correa (2007-2017).

«C'est une situation très délicate, cause d'une grande préoccupation pour l'ensemble du gouvernement et pour l'Etat», a déclaré lundi Maria Paula Romo, ministre du gouvernement (intérieur).

L'entreprise de sécurité informatique VpnMentor a indiqué sur son site internet avoir trouvé les données personnelles de plus de 20 millions de personnes, la majorité d'Equateur qui compte 17,3 millions d'habitants, sur un serveur non sécurisé localisé à Miami et qui appartiendrait à la compagnie équatorienne Novaestrat.

Ces informations proviendraient, entre autres, de registres du gouvernement d'Equateur - pays dépourvu d'une législation de protection des données personnelles - ainsi que d'une association d'entreprises automobiles et de deux banques.

Selon VpnMentor, la fuite massive de ces données sur Internet est susceptible d'affecter des millions de personnes du fait qu'elles contiennent une importante quantité d'informations «sensibles».

Selon le ministre des télécommunications, Andrés Michelena, «une entreprise privée équatorienne a malheureusement soustrait de l'information possiblement à deux ou trois institutions publiques [...] durant le régime» de Rafael Correa, farouche opposant de son ex-allié et successeur Lenin Moreno.

M. Michelena a ajouté que seraient impliqués des employés du système national d'information, chargé d'ajuster les plans de développement et les finances publiques, des années Correa, qui vit en Belgique et fait l'objet dans son pays d'un mandat d'arrêt pour l'enlèvement d'un opposant.

En avril dernier, le gouvernement équatorien avait dénoncé plus de 40 millions de cyberattaques contre des institutions publiques après qu'il a retiré l'asile au fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, réfugié depuis 2012 à l'ambassade de Quito à Londres. Il les avait attribuées à des groupes liés à l'Australien.

(nxp/ats)