Attentat de Christchurch

30 mars 2019 03:19; Act: 30.03.2019 08:31 Print

Facebook s'engage à limiter sa plateforme Live

Après l'attentat de Christchurch, diffusé en direct par son auteur, Facebook tente de réagir pour qu'un tel évènement n'arrive plus.

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Le bilan des attaques est monté à 51 morts après le décès d'un homme de 46 ans qui a succombé à ses blessures. (Jeudi 2 mai 2019) A Christchurch, le prince William a rendu hommage vendredi à la réaction des Néo-Zélandais après le carnage des mosquées. (26 avril 2019) Des milliers de Pakistanais vêtus de blanc se sont rassemblés dans la ville centrale de Jhang pour faire une image humaine de la mosquée Al Noor de Christchurch. (Vendredi 12 avril 2019) Des Pakistanais déposent des fleurs sur les images des victimes de la mosquée de Christchurch. (Vendredi 12 avril 2019) Près de 20'000 personnes se rassemblent pour former une image humaine de la mosquée. (Vendredi 12 avril 2019) Un Néo-Zélandais de 33 ans a plaidé coupable vendredi de harcèlement contre des musulmans devant la mosquée Al Noor de Christchurch. (Vendredi 12 avril 2019) Un juge a ordonné vendredi l'expertise psychiatrique du tireur des mosquées de Christchurch. (5 avril 2019) Facebook a promis vendredi des mesures pour limiter l'usage de sa plateforme de vidéo Live, utilisée par l'auteur de l'attentat perpétré dans des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande. (Samedi 30 mars 2019) Des milliers de personnes se sont réunies pour une cérémonie à la mémoire des victimes de l'attaque de Christchurch. (Vendredi 29 mars 2019) Jacinda Ardern a ordonné lundi une enquête nationale officielle sur les attaques contre les mosquées de Christchurch afin d'établir si la police et le renseignement auraient pu empêcher le carnage. (Lundi 25 mars 2019) Des fidèles pénètrent dans la mosquée Al Noor, après sa réouverture samedi. (Lundi 25 mars 2019) Jacinda Ardern, la Première ministre néo-zélandaise, a annoncé que le pays organisera le 29 mars une cérémonie du souvenir en hommage aux 50 victimes du tueur des mosquées. (Dimanche 24 mars 2019) Les musulmans ont repris samedi le chemin de la principale mosquée de Christchurch pour la première fois depuis l'attaque, montrant que la vie commence à reprendre son cours huit jours après le drame. (Samedi 23 mars 2019) Une semaine après l'attentat de Christchurch, un appel à la prière a été diffusé vendredi dans tout le pays, suivi de deux minutes de silence. (22 mars 2019) La Première ministre néo-zélandaise a annoncé jeudi l'interdiction des fusils d'assaut et des armes semi-automatiques de type militaire. (21 mars 2019) Les premières funérailles des victimes de l'attentat des mosquées ont commencé mercredi en Nouvelle-Zélande. (20 mars 2019) La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a promis mardi de ne jamais prononcer le nom de l'auteur de l'attaque et annoncé qu'il tomberait sous le coup de la loi la plus stricte. (Mardi 18 mars 2019) La diffusion de la vidéo du tueur de Christchurch en direct sur les réseaux sociaux est problématique et suscite un vif débat. (lundi 18 mars 2019) L'extrémiste australien Brenton Tarrant poursuivi dans l'enquête sur le carnage dans les mosquées de Christchurch compte se défendre seul. (Lundi 18 mars 2019) La police antiterroriste australienne a annoncé avoir perquisitionné lundi matin deux habitations en lien avec l'attentat contre deux mosquées vendredi à Christchurch, dont le dernier bilan est de 50 morts. (Lundi 18 mars 2019) La douleur est vive lors des hommages aux victimes du drame de Christchurch (Dimanche 17 mars 2019) Une femme dépose une gerbe de fleurs en hommage aux victimes de la tuerie de Christchurch. (Dimanche 17 mars 2019) Deux jours après le massacre, les Néo-Zélandais rendaient hommage aux 50 victimes. (Dimanche 17 mars 2019) Les derniers bilans font été de 50 victimes. (Dimanche 17 mars 2019) Les victimes de l'attaque des deux mosquées de Christchurch venaient des quatre coins du monde musulman. (Samedi 16 mars 2019) La police près de la mosquée Masjid al Noor, l'une deux visée par le terroriste Brenton Tarran vendredi. (Samedi 16 mars 2018) Le terroriste, Brenton Tarrant, a comparu pour meurtre et restera en prison jusqu'à sa prochaine audience. (Samedi 16 mars 2019) Après l'attaque des mosquées, la Première ministre néo-zélandaise veut durcir les lois sur le port d'armes. (Samedi 16 mars 2019) La une du quotidien local «The Press», à Christchurch. (samedi 16 mars 2019) A l'ambassade de Nouvelle-Zélande à Bruxelles, en Belgique, les citoyens pouvaient rendre hommage aux victimes. (15 mars 2019) En Finlande, le centre des congrès de Helsinki a été illuminé en bleu en hommage aux victimes en Nouvelle-Zélande. (15 mars 2019) A Hyde Park Corner à London, les Britanniques ont suivi l'appel de la reine à rendre hommage aux victimes du carnage. (15 mars 2019) Une image de l'homme qui a tué au moins 49 personnes dans des mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch (Vendredi 15 mars). L'on peut distinguer sur cette photo, l'homme rentrer avec son arme dans une des mosquées. (15 mars 2019) Le mode opératoire du terroriste néozélandais et les motivations apparentes semblent porter la marque de l'extrémiste de droite norvégien Anders Behring Breivik. Ce dernier avait tué 77 personnes le 22 juillet 2011. (15 mars 2019) L'Australien de 28 ans ai publié un manifeste intitulé «The Great Replacement» (Le grand remplacement). L'écrit est dérivé d'une théorie du complot d'extrême droite selon laquelle il existerait un processus de substitution de la population européenne par des musulmans. (Vendredi 15 mars). La Première ministre Jacinda Ardern a décrit l'une des «journées les plus sombres» jamais vécues par cette nation du Pacifique Sud réputée paisible et dénoncé des violences «sans précédent». (15 mars 2019) La police a demandé aux fidèles d'éviter les mosquées «partout en Nouvelle-Zélande». (15 mars 2019) Consternation après l'attaque dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch (Vendredi 15 mars). Une des mosquées touchée par l'attaque. (15 mars 2019) Des attaques dans deux mosquées dans la ville néo-zélandaise de Christchurch a fait au moins 49 morts ce vendredi 15 mars 2019. Consternation après l'attaque dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch (Vendredi 15 mars). Voiture du présumé tireur. (15 mars 2019) Les affaires du présumé tireur qui a tué plusieurs musulmans en Nouvelle-Zélande ce vendredi 15 mars 2019. Les fusillades dans les mosquées ont fait au moins 49 morts. (15 mars 2019) De «multiples» personnes ont été tuées lors de fusillades contre deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch durant la prière du vendredi, a déclaré la police. (15 mars 2019) «Quatre personnes sont en garde à vue, trois hommes et une femme», a dit le commissaire Mike Bush. (15 mars 2019) «Les décès, pour ce que nous en savons, sont survenus dans deux endroits, une mosquée sur Deans Avenue et une autre mosquée sur Linwood Avene», a déclaré le commissaire Mike Bush. (15 mars 2019) L'armée a désamorcé des engins explosifs retrouvés sur les véhicules des suspects. (15 mars 2019) Un grand périmètre dans cette ville de l'île du Sud a été bouclée par les forces de l'ordre. (15 mars 2019) Au moment de la fusillade, la mosquée Masjid al Noor, sur l'avenue Deans, était remplie de fidèles. (15 mars 2019) Toutes les écoles de la ville ont été bouclées. (15 mars 2019) La municipalité a ouvert une ligne de téléphone d'urgence pour les parents inquiets du sort de leurs enfants, qui participaient à une marche contre le changement climatique non loin de là. (15 mars 2019) Des bâtiments publics comme la bibliothèque centrale étaient aussi fermés. (15 mars 2019) La Nouvelle-Zélande est réputée pour sa faible criminalité. (15 mars 2019)

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Sous pression, Facebook a promis vendredi des mesures pour limiter l'usage de sa plateforme de vidéo Live, utilisée par l'auteur de l'attentat perpétré dans des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, dont les images se sont propagées sur internet très rapidement. Le groupe avait déjà promis mercredi une nouvelle offensive contre les contenus racistes liés au «suprémacisme blanc».

«Dans le sillage de cet attentat terroriste, nous prenons trois mesures: renforcer les règles pour utiliser Facebook Live, renforcer notre lutte contre la haine sur nos réseaux et soutenir les Néo-Zélandais», a écrit Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook, dans un billet diffusé sur le blog d'Instagram, filiale de Facebook.

Le groupe pourrait notamment interdire Facebook Live aux utilisateurs ayant auparavant enfreint ses règles de publication, a-t-elle expliqué, sans donner de calendrier. Un suprémaciste blanc revendiqué a fait 50 morts dans deux mosquées de Christchurch le 15 mars. Il a filmé le massacre qu'il a diffusé en direct sur internet via Facebook Live.

Ce qui a valu au réseau social une nouvelle salve de critiques virulentes dans le monde entier, pour avoir tardé à supprimer la vidéo et les images qui en avaient été extraites. La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a notamment appelé les gouvernements du monde entier à s'attaquer au problème. En France, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a annoncé qu'il portait plainte contre Facebook France et YouTube France pour avoir diffusé la vidéo.

Une technologie plus efficace

L'Australie, dont est originaire le tireur, a évoqué l'idée d'infliger des peines de prison aux cadres des géants technologiques si leurs plateformes n'enlevaient pas assez vite les contenus extrémistes.

Facebook dit aussi chercher à mettre au point une technologie plus efficace «pour identifier rapidement les versions modifiées (par montage) de vidéos violentes et empêcher les gens de les re-partager», a poursuivi Mme Sandberg.

«Même si la vidéo originale de l'attentat en Nouvelle-Zélande a été diffusée (en direct) sur Live, nous savons que cette vidéo s'est propagée principalement au travers de gens qui l'ont re-partagée et remontée pour la rendre plus difficile à bloquer par nos systèmes», a-t-elle expliqué. «Nous avons identifié plus de 900 vidéos différentes montrant des extraits de ces horribles 17 minutes», durée de la vidéo diffusée par l'assaillant, a détaillé le bras droit de Mark Zuckerberg, assurant avoir déjà «amélioré (le) temps de réponse» face à ce type de vidéos.

Facebook avait déjà indiqué avoir retiré 1,5 million de copies de ces images dans les 24 heures ayant suivi l'attentat. Mme Sandberg a ajouté que plusieurs organisations «haineuses» en Australie et en Nouvelle-Zélande seraient bannies des plateformes détenues par le groupe américain.

Suprémacisme, nationalisme, séparatisme

Facebook avait déjà annoncé mercredi son intention d'interdire davantage de publications ayant trait au «suprémacisme blanc», en bannissant également l'apologie du «nationalisme» ou du «séparatisme» blancs, thèses prônant une séparation physique entre «races». Ces trois concepts voisins «sont étroitement liés à des groupes organisés promouvant la haine et ils n'ont rien à faire sur nos services», avait affirmé Facebook.

Avant la tuerie de Christchurch, la mort d'une militante antiraciste, fauchée par la voiture d'un sympathisant néo-nazi lors d'un rassemblement à Charlottesville aux Etats-Unis en 2017, avait mis en relief la prolifération des thèses des suprémacistes ou nationalistes blancs, notamment via les réseaux sociaux.

Le drame avait secoué les Etats-Unis et de nombreuses voix s'étaient élevées pour demander aux réseaux sociaux de mieux lutter contre les publications faisant l'apologie de ces thèses racistes.

Facebook, comme les autres plateformes internet, est en permanence pris dans un dilemme dont il semble avoir du mal à se sortir: laisser les opinions s'exprimer sur leurs réseaux au nom de la liberté d'expression tout en devant expurger les messages choquants et haineux.

Résultat: la plateforme est régulièrement accusée de censure ou, à l'inverse, de ne pas agir assez efficacement contre les publications litigieuses. Le premier réseau social au monde, empêtré dans plusieurs autres controverses, est d'autant plus enclin à montrer qu'il agit que de nombreux élus à travers la planète --y compris aux Etats-Unis-- réclament un encadrement législatif des plateformes internet.

(nxp/afp)