Pilote assisté

21 décembre 2011 18:09; Act: 21.12.2011 18:21 Print

Google nous a servi de guide dans la ville

Que peuvent nous apporter les services de géolocalisation à l'heure actuelle? «20minutes» a fait le test en se rendant à Zurich pour une escapade citadine avec un mobile en poche.

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Un téléphone portable peut-il se muer en véritable guide touristique, en servant même d'interprète? Pour se faire une idée, nous sommes allés avec Matthias Meyer, porte-parole de Google Suisse, nous promener dans les rues de Zurich.

Les préparatifs

Nous sommes désormais habitués à préparer nos déplacements sur le net, jusqu’au moindre détail. Et les renseignements sont toujours plus précis et faciles à obtenir. Après avoir accédé à l’horaire de train via Google Recherche, il est utile de connaître les dernières prévisions météo. Deux mots-clés tapés sur Google Recherche, «météo» et «Zurich», suffisent pour voir s’afficher à l’écran du mobile directement le temps qu'il va faire.

L’arrivée

Il y a des chances que nous ayons des connaissances en ville. Pourquoi ne pas les solliciter pour boire un verre dans l’après-midi, voire pour dîner? Pour se faire, il s’agit d'abord d’annoncer notre arrivée à la gare. Un Check-in sur Google Latitude, le service de géolocalisation, est l'outil adéquat. On voit en même temps où se trouvent nos amis qui ont au préalable accepté de partager avec nous leur localisation. En affichant la carte Google, on remarque que l’un d’entre eux se trouve dans un rayon inférieur à un kilomètre. On lui lance une invitation pour qu’il nous rejoigne. Bingo, il a du temps pour le faire.

Les choix stratégiques

Tout le monde est réuni. Il s’agit de trouver un restaurant pour aller découvrir la cuisine locale. Nous disons alors «Restaurant!» à notre téléphone mobile. Ce dernier nous renvoie à l'écran, en surimpression sur une carte Google, les adresses qui sont à proximité avec leurs heures d'ouvertures. En appuyant sur les ballons d'information, on obtient rapidement leur évaluation générale, ainsi que les commentaires laissés par les hôtes, avec ceux de nos connaissances affichés en priorité. Visiblement, une adresse est particulièrement recommandée. Comme l'aspect extérieur de l'établissement tirée de Street View nous fait également bonne impression sur l'image, nous nous y fions et décidons de nous y rendre.

La navigation «à vue»

L'interface nous propose spontanément trois options pour se déplacer: voiture, transport public ou à pied. Nous choisissons la dernière solution et c'est désormais le mode Google Maps Navigation qui est en marche... Et gare à ne pas trop s'éloigner de la bonne direction, sans quoi notre mobile va vibrer de mécontentement pour nous ramener sur le droit chemin. Comme la pluie vient perturber notre bonne marche, nous étudions l’opportunité de monter dans un tram. L’horaire s'affiche à l'écran et nous indique qu'il n'y a que deux minutes à patienter. Juste le temps de regarder une petite vidéo sur Youtube...

Au menu

Comme nous ne connaissons pas l'intégralité du vocabulaire de la langue de Goethe, nous recourons à Google Goggles, le service qui permet notamment de scanner un texte puis de donner sa traduction. Moyennant une luminosité suffisante, le service est à même de remplir sa tâche et de nous délivrer le menu du jour en français. Il s’agit ensuite de payer. Malheureusement Google Wallet, la fonction qui permet de payer sans contact via la technologie NFC, n'est encore qu'au stade de test aux Etats-Unis.

La visite guidée

Place à la visite touristique. Nous faisons à nouveau appel à l'application Google Goggles. Il ne s'agit plus cette fois de scanner un texte avec son mobile, mais de photographier un monument, en l'occurrence l'église de Fraumünster. Notre téléphone nous renvoie alors sur les sites web qui ont les informations pertinentes à son sujet. Comme le lieu nous plaît, nous ajoutons sa photo sur notre profil de Google+. Des commentaires de nos amis ne tardent pas à tomber sur le réseau social.

Les conversations improbables

Doté de la parole, notre téléphone mobile a-t-il vraiment toutes les qualités d'un interprète polyglotte qui parle 63 langues sur Android? Nous tenons à le vérifier avec un Japonais. Un homme d'origine asiatique se dresse sur notre chemin. Parfait pour le test. Nous activons le mode conversation Google Traduction. Nuance ce n’est pas un Japonais, mais un Chinois qui se montre très inquiet de la démarche. Il se détend cependant en entendant parler le téléphone portable dans sa langue. Il nous répond en chinois, Google Traduction traduit à haute voix ses propos: «Je aime Zurich». Le mode Conversation est disponible en 14 langues, notamment en italien, allemand, espagnol, brésilien ou encore russe.

Le retour à la maison

Il est temps de rentrer. Cette fois-ci cela se fera en voiture. Nous énonçons «Zurich» devant l'interface Google Maps Navigation qui va désormais nous servir de système de navigation vocale. Par le biais de la couche Google Traffic, nous prenons également compte connaissance en temps réel des zones à éviter en raison des bouchons. Il innove en intégrant des prises de vues de Street View aux bifurcations stratégiques. Impossible de se tromper. On arrivera à bon port. Ultime coup de théâtre, on perd la connexion internet. Mais Google a prévu le coup, en nous enregistrant le parcours sur le mobile. La journée est finie et le téléphone a bien mérité une prise électrique pour se recharger et assurer de nouveaux services. Parmi eux, l'affichage des données concernant le transfert aérien avec Google Flights, en test aux Etats-Unis.

(laf)