Concurrence

21 mai 2012 13:11; Act: 21.05.2012 13:23 Print

Google sommé de prendre des mesures

L'Union européenne a demandé à Google de prendre rapidement des mesures afin d'éliminer les risques de dominance dans plusieurs domaines.

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Le commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, a écrit au patron de Google, Eric Schmidt, pour qu'il prenne des mesures «dans les prochaines semaines» afin d'éliminer tout risque de position dominante de Google dans plusieurs domaines.

La Commission pourrait dans ce cas clore l'enquête qu'elle a ouverte contre Google en novembre 2010 à la suite de plusieurs plaintes contre le moteur de recherche, notamment de son concurrent Microsoft, si le géant d'internet se conforme à ses exigences. Dans le cas contraire l'enquête serait approfondie, a expliqué lundi M. Almunia au cours d'une conférence de presse.

«Notre enquête nous a menés à identifier quatre domaines dans lesquels les pratiques de Google peuvent être considérés comme des abus de position dominante», a expliqué M. Almunia.

Traitement préférentiel

Google met notamment en avant dans ses liens ses propres services de recherche verticale, c'est-à-dire des moteurs de recherche spécialisés dans un domaine, comme les voyages ou la recherche de restaurants, d'une manière qui pourrait leur assurer «un traitement préférentiel» par rapport aux autres moteurs de recherche spécialisés.

«Notre deuxième préoccupation a trait à la manière dont Google copie du contenu de moteurs de recherche verticale concurrents et les utilise dans ses propres offres», a expliqué M. Almunia. Les deux autres domaines de préoccupation de la Commission concernent la publicité: Google est en particulier soupçonné d'imposer des clauses d'exclusivité à ses partenaires publicitaires.

«Si Google propose des remèdes en mesure de répondre à nos préoccupations, je demanderai à mon équipe de commencer les discussions» pour clore le dossier, a expliqué M. Almunia. Cela permettra d'éviter «de poursuivre les procédures formelles par une communication des griefs et d'adopter une décision imposant des sanctions financières», a-t-il expliqué.

(ats)