Oxford

21 juillet 2014 17:19; Act: 21.07.2014 17:19 Print

L’ADN électronique veut évincer le mot de passe

Une start-up a mis au point une technologie capable d’identifier un internaute selon son comportement en ligne.

Une faute?

Tout individu crée un modèle unique de comportement physique face à son terminal, a ­découvert l’équipe de la start-up Oxford BioChronometrics. Cela comprend la vitesse à laquelle il tape sur le clavier, le mode de déplacement de la souris ou la façon de tenir son smartphone. Au total, 500 manières d’agir forment autant de combinaisons pour ce que ces chercheurs de l’université d’Oxford appellent «ADN électronique» (eDNA): l’identité d’un internaute définie par ses interactions avec un contenu numérique.

«Comme l’ADN, ces attitudes sont quasi impossibles à contrefaire: il est très difficile de ne pas être soi-même quand on se connecte», explique Adrian Neal, directeur de la start-up, au quotidien «The Guardian». Sa technologie pourrait même déceler si une personne a consommé des drogues, en cas de détection de légers écarts de comportement. «Mais cela nous mettrait dans une situation délicate», s’empresse-t-il d’ajouter. Son entreprise se contente donc de collecter des données pour vérifier qu’une personne est bien celle qu’elle prétend être.

L’eDNA devrait à terme permettre aux internautes de se connecter sur un ordinateur ou sur un appareil mobile sans mot de passe. Il vise aussi à éradiquer le vol d’identité en ligne. La start-up lorgne également les grandes sociétés du web. Son outil se veut en effet idéal pour filtrer les faux clics sur les annonces publicitaires générés par des bots, des logiciels automatisés.

(man)