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21 janvier 2016 18:14; Act: 21.01.2016 18:18 Print

Le navigateur Brave pense la pub différemment

L’ancien directeur de la fondation Mozilla a dévoilé un navigateur web censé allier rapidité et respect de la vie privée de l’utilisateur.

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C’est par le biais d’un nouveau navigateur web alternatif que Brendan Eich, inventeur du langage informatique Java­Script, est revenu sur le devant de la scène. En 2014, le cocréateur de la fondation Mozilla, qu’il a dirigée seulement une dizaine de jours, avait ­démissionné à la suite d’une polémique suscitée par son opposition au mariage ­homosexuel.

Baptisé Brave, le nouveau venu entend se démarquer des concurrents Chrome, Firefox, Safari, Edge ou encore Opera, en jouant notamment la carte de la vitesse. Selon son créateur, ce navigateur pour Windows, OS X, Linux, Android et iOS, est en effet 40% plus rapide sur ordinateur et quatre fois plus sur smartphone. Il atteint ces résultats en bloquant les outils de traçage des internautes et l’affichage de publicités. Le logiciel remplace ces dernières par d’autres moins intrusives, censées ne pas suivre les internautes, placées dans certains espaces de taille standard.

Fondé sur Chromium et non Firefox (hormis sous iOS), Brave, qui en est encore au stade préliminaire, reverse une large partie de ses recettes aux éditeurs. Le reste va aux partenaires publicitaires, à l’équipe de Brave et même aux internautes, qui pourront ainsi reverser l’argent aux sites qu’ils souhaitent soutenir. Brendan Eich estime à 7 millions le nombre d’utilisateurs minimal pour que son projet soit rentable.

(man)