Étude en France

17. Juli 2019 22:25; Akt: 17.07.2019 22:27 Print

Regarder du porno en ligne tue la planète à petit feu

Le streaming vidéo sur internet génère jusqu'à 300 millions de tonnes de dioxyde de carbone chaque année. C'est la conclusion d’une étude réalisée en France.

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La pornographie sur internet produit plus 80 millions de tonnes de CO2 chaque année. Cette valeur correspond approximativement aux émissions de gaz à effet de serre de la Roumanie, écrit «20 Minuten» en se basant sur une étude réalisée par The Shift Project, un comité d’experts français. On apprend dans le rapport intitulé «Climat: l'insoutenable usage de la vidéo» que surfer sur internet pollue bien plus qu'on le pense.

Les activités numériques seraient responsables de 4% du total des émissions de CO2 chaque année dans le monde, selon un premier rapport du groupe de réflexion publié en octobre 2018 (une proportion qui pourrait grimper à 8% en 2025), relève Newscientist.com. À titre de comparaison, l'aviation civile représentait en 2018 2% des émissions planétaires de CO2. Parmi tous les usages numériques que l'on peut faire, c'est la consommation de vidéos, notamment le porno, qui émet le plus de gaz à effet de serre. Au total, la transmission de vidéos sur les réseaux générerait 300 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an, soit 1% des émissions mondiales de CO2.

La répartition de la consommation de vidéos en ligne

(Crédit: The Shift Project)

Abstinence numérique prônée

Dans une vidéo explicative (sic, voir ci-dessus), The Shift Project explique que pour que l'on puisse regarder une vidéo, celle-ci doit d'abord être envoyée et stockée sur des serveurs puis réacheminée jusqu'à l’appareil avec lequel on souhaite la regarder. Toutes ces étapes sont très gourmandes en électricité.

Le groupe de réflexion a dans un premier temps estimé la quantité de données vidéo sur le web et leur temps total de visionnage. Avec ces données, ils ont calculé ensuite l'électricité demandée pour produire ces images. Le résultat de la consommation électrique a alors été converti en émissions de CO2 grâce au «mix électrique mondial moyen», c’est-à-dire l’équivalence du kilowattheure en kilogramme de dioxyde de carbone, détaille «Courrier International».

Le passage à des vidéos de qualité toujours supérieure contribuera à augmenter davantage les émissions. Les auteurs de l'étude demandent donc aux utilisateurs de pratiquer une sorte d'abstinence numérique. Ils pointent aussi du doigt la surutilisation intempestive de la HD et le développement, surtout sur les réseaux sociaux, des vidéos à lecture automatique.

(cga)