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23 juin 2011 11:09; Act: 23.06.2011 11:24 Print

Les Winklevoss renoncent à leurs poursuites

Des anciens camarades d'université de Mark Zuckerberg ont renoncé mercredi à demander devant la justice l'annulation d'un accord qui leur avait rapporté plus de 65 millions de dollars pour leur rôle dans la création du réseau social.

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Les jumeaux Winklevoss. (Photo: Keystone)

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Les jumeaux Tyler et Cameron Winklevoss, des champions d'aviron qui étaient comme M. Zuckerberg étudiants à Harvard lors de la création de Facebook en 2004, ainsi que leur ami Divy Narendra, déclarent ne plus vouloir contester l'accord devant la Cour Suprême des Etats-Unis, selon un document de justice remis à un tribunal fédéral de San Francisco.

«Je peux confirmer que Tyler et Cameron Winklevoss ont décidé de ne pas faire appel de l'accord devant la Cour Suprême des Etats-Unis», a indiqué par ailleurs à l'AFP le cabinet d'avocats Howard Rice, qui représente les jumeaux.

Zuckerberg accusé de vol d'idée

Comme l'a raconté le film The Social Network, grand succès critique et public de 2010, les jumeaux Winklevoss et M. Narendra avaient pris contact avec M. Zuckerberg fin 2003 pour qu'il les aide à mettre sur pied un réseau social.

Ils affirment qu'il leur a volé leur idée, et qu'il a délibérément retardé leur projet pendant qu'il travaillait à son propre site, qui a débouché sur ce qui est aujourd'hui le plus grand réseau social au monde.

Dédommmagement insuffisant

Les plaignants, qui depuis lors ont fondé leur propre site, ConnectU, avaient été dédommagés à hauteur de 20 millions de dollars en numéraire, et 45 millions de dollars en actions Facebook (sur la base d'une estimation à 36 dollars par action) lors d'un accord confidentiel conclu pour solder les poursuites en 2008.

Ils estimaient cependant qu'ils avaient été trompés sur la valeur réelle des actions Facebook à cette époque: selon eux, ils auraient dû obtenir plus d'argent ou plus de parts du réseau social.

Certaines récentes estimations parues dans la presse financière valorisent le site, qui envisage une introduction en Bourse, à plus de 100 milliards de dollars.

(afp)