Challenge homme - machine

15 février 2011 11:55; Act: 15.02.2011 13:53 Print

Match nul à «Jeopardy!»

A l'issue de la première manche de lundi, «Watson», le superordinateur d'IBM, est à égalité avec un candidat humain.

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Un super-ordinateur défie les humains au jeu le plus célèbre d'Amérique, "Jeopardy!"

Une faute?

La première bataille qui oppose l'homme à l'ordinateur dans le jeu «Jeopardy!» s'est achevé sur un match nul lundi soir, au premier tour d'une confrontation de trois jours. «Watson» a engrangé 5000 dollars lors de l'émission diffusée lundi aux Etats-Unis, la même somme que Brad Rutter. Ken Jennings, qui avait battu la machine lors du match d'entraînement, a terminé avec 2000 dollars.

«Watson» a vite pris de l'avance: à la première pause pub, ses gains se montaient à 5200 dollars, contre 1000 pour Rutter et 200 pour Jennings, relate All Things Digital.

"Watson", qui doit son nom au cofondateur d'IBM Thomas Watson, participe à deux parties de "Jeopardy!" qui l'opposent à Ken Jennings, le seul participant à avoir enchaîné 74 victoires de suite, et Brad Rutter, qui a réussi à empocher 3,25 millions de dollars grâce au jeu.

A l'issue de la première manche, Watson et Brad Rutter avaient accumulé 5000 dollars, Ken Jennings se contentant de 2000 dollars.

"Jeopardy!", qui a fait ses débuts à la télévision américaine en 1964, met à l'épreuve les connaissances des joueurs sur toute une série de sujets, de la géographie à la politique et l'histoire en passant par les sports et la culture. Le jeu a pour particularité de proposer des réponses, pour lesquelles les joueurs doivent formuler la question correspondante. Chaque question a une valeur exprimée en dollars, et celui qui gagne le plus d'argent a gagné. Les joueurs perdent de l'argent quand ils donnent une mauvaise réponse.

La machine s'est souvent montrée plus rapide que ses adversaires humains pour répondre aux questions d'une voix synthétique. Il a notamment devancé ses concurrents sur plusieurs questions concernant des chansons des Beatles, jusqu'à disposer d'une avance confortable, avec 4000 dollars de gains contre 200 chacun pour les candidats humains.

Mais il a ensuite commis une série d'erreurs, répétant à un moment une mauvaise réponse qui avait déjà été donnée par un des candidats humains, puis répondant "qu'est-ce qu'une jambe?" à une question sur la particularité anatomique d'un gymnaste unijambiste américain qui avait reporté une médaille d'or aux jeux Olympiques en 1904...

"'Watson' est très brillant, très rapide, mais il a des moments un peu étranges de temps en temps," a jugé Alex Trebek, le présentateur du jeu.
Watson, qui n'est pas connecté à l'internet, utilise ce qu'IBM appelle une "technologie de réponse aux questions", pour analyser les problèmes posés, rassembler des indices, les étudier, et ordonner les propositions qui ont le plus de chances d'être les bonnes.

Le gagnant de l'affrontement doit recevoir un million de dollars. Le deuxième touchera 300000 dollars et le troisième 200000 dollars. IBM a annoncé qu'il offrirait l'intégralité de ses gains à des oeuvres, MM. Jennings et Rutter prévoyant d'en donner la moitié.

En 1997, IBM avait remporté un premier défi de l'ordinateur à l'homme, son ordinateur "Deep Blue" battant le champion du monde Garry Kasparov aux échecs.

Lors d'un échauffement le mois dernier dans un centre de recherche d'IBM dans l'Etat de New York, «Watson» avait gagné plus d'argent que ses concurrents, mais tous les trois avaient fourni des réponses correctes aux 15 questions.

Durant la partie d'échauffement, les joueurs ont dû ainsi trouver la question correspondant à la réponse: «Le film 'Gigi' lui a donné une de ses chansons les plus connues, 'Thank Heaven for Little Girls'». «Watson», sous la forme d'un grand écran, a fait retentir sa sonnette une fraction de seconde, pour dire de sa voix artificielle: «Qui est Maurice Chevalier?» Chaque question a une valeur exprimée en dollars, et celui qui gagne le plus d'argent a gagné. Les joueurs perdent de l'argent quand ils donnent une mauvaise réponse.


Le match d'entraînement de «Watson» contre les humains

(and/afp)