Genève

07 octobre 2018 17:47; Act: 07.10.2018 18:58 Print

Dérives de l'intelligence artificielle mises à l'index

La place de l’humain dans l'ère numérique était au centre des préoccupations des orateurs de la seconde édition de l'AIGS.

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La toute-puissance des Gafam, la place des algorithmes dans la société, les deepfakes, le statut juridique d'appareils comme les enceintes connectées ou encore le drone autonome tueur. C'est quelques-uns des sujets qui ont été abordés lors de la deuxième édition de l’Artificial Intelligence Geneva Summit (AIGS). Intitulé «Des machines et des hommes», l'événement a accueilli scientifiques, philosophes, des écrivains, des hommes et femmes d'action et de terrain.

Professeure à l’Université de Lausanne et experte internationale en cybersécurité, Solange Ghernaouti a pointé du doigt des applications d'intelligence artificielle «conçues dans une logique de campagne marketing et de publicité».

Professeur à l’Université de Genève, David Rudrauf élabore un modèle mathématique de la psychologie humaine. Il n'hésite pas à engager le petit robot Cozmo pour étayer ses travaux.

Autre robot jouissant d'une certaine notoriété, le robot Pepper divise. Certains sont conquis, d'autres moins. C'est notamment le cas de l'écrivain Sylvain Tesson, technophobe revendiqué, qui l'a qualifié de «machine abominable dont les designers ont créé quelque chose plus laid que les personnages de Disney». Il dit y avoir vu «beaucoup de choses artificielles mais pas encore de choses intelligentes».

L'écrivain Frédéric Beigbeder a pour sa part donné un rôle peu flatteur au robot Pepper dans son dernier roman «Une vie sans fin», dans lequel il stigmatise en outre le «selfisme», soit l'homme moderne qui serait un «amas de 75000 milliards de cellules qui cherchent être converties en pixels».

(laf)