Réalité augmentée

07 octobre 2016 12:03; Act: 07.10.2016 12:14 Print

On a testé le casque Hololens de Microsoft

par Michel Annese - Lors d'une conférence sur la transformation numérique, «20 minutes» a pu mettre les yeux dans le casque de réalité augmentée du géant américain.

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Dévoilé l’année passée par le géant informatique américain, le Hololens est pour le moment encore réservé aux développeurs d'apps et vendu à un prix rédhibitoire de . A l'occasion d'une conférence sur la transformation numérique organisée à Genève par l'agence tapptic, spécialisée dans la conception d'apps, «20 minutes» a pu tester le casque de réalité augmentée de Microsoft. Pour rappel, contrairement à un casque de réalité virtuelle, comme l’Oculus Rift ou le HTC Vive, il n’immerge pas totalement l’utilisateur dans un environnement virtuel. Le Hololens permet en effet de garder le contact avec la réalité en affichant des informations supplémentaires dans le champ de vision de l’utilisateur par la simulation d’hologrammes en 3D avec lesquels l’utilisateur peut interagir.

Le casque, muni d’une visière transparente, fonctionne de manière autonome et tourne sous une version modifiée de Windows 10. Nous l’avons trouvé suffisamment léger pour qu'il se fasse faire oublier le temps d’une petite démo, dans laquelle nous avons pu notamment interagir avec les planètes de la galaxie et une app médicale affichant les parties du cerveau humain. Point fort du système: il est capable de tenir compte de l’environnement dans lequel se situe l’utilisateur en scannant la pièce et les objets qui s’y trouvent. Il est alors possible d’interagir avec eux en fixant par exemple des fenêtres de navigation dans les airs ou sur les murs par exemple.
Quant aux interactions, elles sont simples. On vise avec le regard, on pince avec les doigts pour sélectionner un objet et on ouvre le poing de la main pour faire apparaître le menu. Sa plus grande limitation concerne son champ de vision. Il n'est actuellement pas assez large. La zone d’affichage équivaut en effet à un écran de 15 pouces situé à 60 centimètres de distance. Conséquence: pour saisir un grand objet dans son ensemble, il faut tourner la tête plus que nécessaire normalement, car celui-ci est inévitablement tronqué.

Quant aux domaines d’applications visés, même s’il existe déjà des applications ludiques, ils concernent principalement le monde professionnel et celui de la formation. Bien que l’effet ne soit pas aussi bluffant qu’avec un casque de réalité virtuelle, «il y aura plus d’usages en réalité augmentée qu’en réalité virtuelle», estime Christophe Chatillon, fondateur de tapptic et «Tech Evangelist». «Pour l’instant pour être honnête, les objets qu’on a pour faire de la réalité augmentée ne sont pas encore au top, mais l’avenir est clairement là-dessus. Pour le moment, la meilleure expérience, on l’a quand même avec des casques de réalité virtuelle. On est au tout début d’une énorme révolution dans ce domaine-là», ajoute-t-il.