Musique

06 février 2019 17:57; Act: 07.02.2019 07:55 Print

Quand l'IA connaît presque la partition

La firme chinoise Huawei s'est amusée à compléter la Symphonie No 8 de Schubert grâce à ses algorithmes.

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La Symphonie No 8 dite «inachevée» de Franz Schubert a inspiré cinéastes, scénaristes de bande dessinée et compositeurs. Huawei y est aussi allé de sa version pour mettre en avant le potentiel d'une puce dopée à l'intelligence artificielle. Son modèle mathématique a analysé le timbre, la tonalité et la mesure des premier et deuxième mouvements existants de la Symphonie avant de générer la mélodie pour les troisième et quatrième mouvements manquants. Le compositeur Lucas Cantor a été chargé de superviser les opérations. La firme chinoise a présenté l’œuvre finale en début de semaine à Londres, au Cadogan Hall.

Par le passé, Sony s'était déjà fait remarquer sur ce terrain. Ses ingénieurs s'étaient servis du logiciel Flow Machines pour sortir des morceaux inspirés du style des Beatles. L'artiste belge Stromae avait eu recours à ce même programme d'intelligence artificielle pour un morceau de son album «Hello World». Pour son titre «I am AI», Taryn Southern s'était, elle, appuyée sur le logiciel Amper Music pour générer sa musique, la youtubeuse se contentant d'écrire les paroles et de les chanter.


(laf)