Vaud

06 août 2012 09:47; Act: 06.08.2012 10:02 Print

Sur Facebook, un vilain mot peut coûter cher

par Christian Humbert - Médire de quelqu’un de face ou sur la Toile ne change rien aux yeux de la justice. En juillet, deux cas l’ont prouvé.

Une faute?

Une insulte est une insulte. Peu importe le moyen utilisé pour la formuler. Par deux fois, en juillet, le Ministère public de l’arrondissement de Lausanne a dû le rappeler dans des cas d’injures sur Facebook. Dans le premier, un «grosse merde» a coûté cinq jours-amende à 30 fr. avec sursis et 1000 fr. de frais à son auteur.

Dans le second, un «grosse pute» s’est négocié à 15 jours et 1500 fr.Ce type de condamnation est rare. Le premier cas suisse date de 2010. Une femme avait traité un Saint-Gallois de «couillon». Elle avait écopé de sept jours-amende à 30 fr. avec sursis et de 100 fr. d’amende.

Pour Stéphane Koch, spécialiste du Net, ces condamnations ne sont pas inutiles. «La Toile n’est pas une zone de non-droit, les gens doivent en prendre conscience», explique-t-il. Comment? «Il faut en parler, donner des cours. Sinon ces condamnations continueront.»