Repérer les logements vides...

22 juin 2009 22:44; Act: 19.03.2010 17:08 Print

Vacances: les cambrioleurs s'invitent grâce à Facebook

par Michel Annese - Annoncer les dates de ses absences sur les réseaux sociaux en ligne peut inciter les malfrats à passer à l’action.

Une faute?

Les cambrioleurs étaient autrefois à l’affût des boîtes aux lettres pleines pour repérer les appartements dont les habitants étaient partis en vacances. Ils peuvent compter aujourd’hui sur l’aide des sites de réseautage comme Facebook, MySpace ou Twitter pour repérer les logements vides.

Des mises à jour de statuts anodins tels que «Pierre est impatient de partir trois semaines au soleil dès vendredi» ou «Françoise commence une nouvelle semaine de farniente à la plage» peuvent avoir des conséquences regrettables. L’utilisateur peut faire confiance à ses «amis», mais connaît-il vraiment les amis des amis des amis?

Si la police fait de la prévention dans les classes de 6e et 8e années, elle reste générale. «On donne comme directive globale de ne divulguer aucun élément pouvant aider à être identifié ou localisé», indique Jean-Philippe Pittet, porte-parole de la police lausannoise. «Des brochures sont distribuées à l’attention des parents», ajoute-t-il.

De leur côté, les assurances sanctionnent-elles? A La Vaudoise, on explique que la victime devrait avoir commis une faute grave, règle appliquée par certaines assurances, mais à laquelle elle renonce. «Mettre en ligne ses dates de vacances revient au même que laisser un message d’absence précis sur son répondeur téléphonique ou laisser son courrier remplir sa boîte aux lettres. Ce sont autant d’indices pour les cambrioleurs», explique la porte-parole.

Annoncez-vous vos vacances sur le web?

Liess, 19 ans, cuisinier, Lausanne: «Je suis inscrit sur Facebook depuis moins d’une année et ne suis pas parti depuis. Mais je ne pense pas que je le ferais. Je ne fais pas particulièrement attention aux informations que je publie.»

Andreia, 21 ans, gestionnaire de vente, Gland: «Non je ne mets pas ce genre d’informations sur le web. Par exemple, je garde pour moi ce qui se passe le week-end. Je ne voudrais pas que mon patron puisse le voir sur Facebook.»

Suana, 27 ans, designer en horlogerie, Carouge: «Jamais! J’ai envie de garder mon jardin secret. Ce sont des informations qui ne concernent que moi. Ca ne me fait pas peur, pour l’instant, il ne m’est jamais rien arrivé.»

Léo, 21 ans, étudiant, Genève: «Non, je ne donne pas de détails sur mes vacances ni sur mon emploi du temps en général sur Facebook. Je ne vois pas l’intérêt de dire à tout le monde ce que j’ai mangé, par exemple.»