Festival

12 juin 2011 19:00; Act: 15.06.2011 09:42 Print

Eclats de stars sous les nuages

par Julien Delafontaine - La météo maussade n’a pas gâché la fête à Caribana. Le festival de Crans-près-Céligny a attiré 30500 spectateurs.

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KOOL & THE GANG (samedi 11 juin 2011): Vitaminé par une kyrielle de chanteurs qui n’étaient pas nés lors des premiers succès du groupe... ...et emmené par la basse de Robert «Kool» Bell qui claque toujours autant… ...le gang le plus funky de l’histoire a enchaîné ses tubes à la vitesse de l’éclair sous les hourras d’une foule déchaînée. I BLAME COCO (samedi 11 juin 2011): La fille de Sting, que l’on surnomme la sirène de la pop electro britannique, a tout essayé... ...mais malgré une perf’ scénique très rock’n’roll, elle n’a pas réussi à transmettre son énergie au public. ABD AL MALIK (samedi 11 juin 2011): Quelle ambiance! Le public a tapé des mains et chanté à tue-tête sur les titres du chanteur français... ...Il le pouvait. Le vainqueur aux dernières victoires de la musique a offert un show d'une incroyable intensité et générosité. Fou! MEDI (samedi 11 juin 2011): Le concert du Niçois restera comme l'un des meilleurs de la scène lacustre. Naviguant entre pop et folk, il a emballé un très nombreux public. Et dire qu'il ne voulait pas venir donner son concert tellement il prenait son pied sur celui de Julian Marley. Aussi à l'aise à la guitare qu'aux claviers, Medi et sa voix, rappelant celle de Lenny Kravitz, se sont même permis le luxe de terminer avec une magnifique ré-intreprétation de Michael Jackson. OMD (vendredi 10 juin 2011): Dans les années 1980, ce groupe était avant-gardiste. Aujourd’hui, il est dépassé. La musique électronique ayant, en trente ans, tellement évolué, qu’il fallait s’accrocher pour apprécier la new wave du groupe britannique joué sur des synthés de l’«ère Bontempi». LITTLE DRAGON (vendredi 10 juin 2011): Dans le registre sonorités étranges, cette formation suédoise, célèbre là-bas mais quasi inconnue ici, excelle. Doux et charmeur mélange d’electronica pop et de trip hop, sa musique a réussi à euphoriser un parterre qui n’en demandait pas tant. MORCHEEBA (vendredi 10 juin 2011): La voix de velours de Skye, son incroyable présence scénique et une musique enivrante. C'est la recette qui a envoyé les festivaliers au 7e ciel. Planant, envoûtant et diablement hypnotisant. SOLANGE LA FRANGE (vendredi 10 juin 2011): L'electro trash du trio veveysan a violemment et magnifiquement secoué les festivaliers à une heure où la nuit n’était pas encore tombée. Julie, la charismatique chanteuse, a assuré le show à la sueur de son front. PLAN B (vendredi 10 juin 2011): Le Britannique s'est livré sans compter. Une brillante prestation emplie de soul, de funk de rock, avec même une participation inattendue... ...celle d'un beat-boxer! Un mélange qui a enflammé le nombreux public avec ses reprises aussi surprenantes qu'excellentes. Complice et taquin, le groupe a terminé son show par un pogo qui a allongé, dans un énorme éclat de rire, le guitariste. INTERPOL (jeudi 9 juin 2011): La formation américaine de rock a fait plaisir à ses nombreux fans. Photo: Tout en progression, ce n'est pas un concert mais un univers qu'il leur a offert. Photo: HURTS (jeudi 9 juin 2011): La baffe! Le groupe de pop mélodique britannique joue sur les ambiances... Photo: ...saisit aux tripes et emmène son public là où il le veut. Autant transcendant que flippant. Photo: FAVEZ (jeudi 9 juin 2011): Le combo lausannois de rock, emmené par un Christian Wicky en grande forme, a aligné essentiellement les titres de son dernier album, «En garde». Photo: D’inspiration californienne, les plectres énergiques ont surfé comme jamais. Photo: WOLFMOTHER (jeudi 9 juin 2011): Les amateurs de grattes enragées étaient aux anges. Gagnant du Grammy Award du meilleur groupe de hard rock, le quatuor australien a fait honneur à son statut. Photo: Il a délivré une prestation furieuse et barge. Photo: MISTY MILLER (jeudi 9 juin 2011): La baby folkeuse anglaise a fait délicieusement frissonner le public lors d’un concert intimiste donné sur le lac. Photo: A seulement 16 ans et avec un CD à son actif, elle a déjà tout d’une grande. Photo: KASSIDY (jeudi 9 juin 2011): Variant entre folk mélodique et rock sans fioriture, la musique des chevelus de Glasgow a littéralement aimanté la foule. Photo: L’an dernier, cette formation avait joué, ici, sur la toute petite scène. Cette édition, sur la deuxième. L’an prochain sur la grande? Nul doute, elle en a le potentiel! Photo: TEXAS (mercredi 8 juin 2011): Radieuse et extrêmement chaleureuse, Sharleen Spiteri a conquis la foule massée devant la grande scène. Photo: Elle a attaqué son concert avec les tubes de Texas, pour le plus grand plaisir du public. Photo: Bel aveu de la chanteuse écossaise: "C'est sympa de vous retrouver, c'était trop long!" Photo: JUSTIN NOZUKA (mercredi 8 juin 2011): Essentiellement composé de ballades, le répertoire du Canadien, extrêmement souriant, a fait mouche en ouverture de la Grande Scène. Photo: Sa musique a réchauffé les cœurs et les corps. Photo: LISSIE (mercredi 8 juin 2011): C’est LA découverte de la soirée. Photo: Chaleureuse et douée d’un timbre éraillé mais puissant, la jeune chanteuse américaine a fait sensation avec ses morceaux pop-folk. Ce rayon de soleil n’a pas fini de briller. Photo: KIRSTY (mercredi 8 juin 2011): S’il pleuvait avant le début du concert de la chanteuse pop britannique, sa voix n’a pas arrangé les choses. Photo: A deux doigts de boire la tasse, la belle a été sauvée des eaux par deux choristes exceptionnelles. Photo: Le «sortez couvert» était plus que jamais de mise. Malgré tout, la pluie n’a pas réussi à gâcher la fête. Photo:

Une faute?

C’est sous la pluie, mercredi 8 juin 2011, que la 21e édition du petit festival de Terre-Sainte avait été lancée. Parkings herbeux inutilisables et site détrempé: un scénario catastrophe qui avait fait craindre le pire aux organisateurs. Par chance, miracle: non seulement le terrain ne s’est pas transformé dès le premier soir en un champ de boue, mais, de plus, le ciel n’a presque plus pleuré les jours qui ont suivi. La fête a donc pu avoir lieu. Et elle fut belle.

Tous les artistes ont répondu présent et tenu leur rang. Texas, emmené par une Sharleen Spiteri bavarde, a fait reprendre ses tubes, mercredi, à 8000 personnes. Le lendemain, ils étaient 6000 à voir Hurts voler la vedette à Interpol. Morcheeba vendredi et Abd Al Malik samedi ont littéralement mis le feu au site, faisant entrer en transe 16 500 spectateurs. Au total, ce sont donc quelque 30 500 festivaliers qui ont fréquenté cette édition, soit une petite grappe de moins que l’an dernier.

Côté infrastructure, les changements apportés sur le terrain ont été très appréciés. Que cela soit la sonorisation des concerts, l’ajout d’écrans géants et de places assises pour se restaurer, ainsi que la réorientation de la 3e scène, le confort n’avait rien à voir avec celui offert au public les années précédentes. Seule ombre au tableau, le manque cruel de WC, un problème existant depuis longtemps à Caribana et non encore résolu.

Au final, c’est donc globalement une belle édition qui s’est close dimanche, avec le traditionnel Caribakids. L’après-midi, gratuit, dévoué aux familles a amusé, une nouvelle fois, des milliers de têtes blondes.

Les dates de l’édition 2012 seront communiquées ultérieurement.