Ce soir à Genève

11 mai 2012 08:49; Act: 11.05.2012 18:51 Print

Retour au pays de l’ovni electro Kate Wax

par Julien Delafontaine - En pleine tournée mondiale, l'artiste fera halte au Silencio le vendredi 11 mai 2012. Evénement!

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La Suissesse d’origine tibétaine a sorti son premier album, «Reflections of the Dark Heat», en 2006. (Photo: dr)

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Kate Wax, depuis huit mois, vous êtes en tournée mondiale avec «Dust Collision». En Suisse, vous n’avez jamais interprété votre 2e album. Pourquoi?
Mon disque est sorti sur Border Community. C’est un label anglais qui est vénéré dans de nombreux pays comme le Japon, le Mexique, l’Espagne. A l’inverse, il ne m’ouvre aucune porte en Suisse. Peut-être est-il trop avant-gardiste?

Tout comme votre musique...
Mon disque surprend. Il est impossible à mettre dans une catégorie selon le boss du label, James Holden. Je le prends comme un compliment venant de celui qui a été l’un des premiers à casser les barrières de l’electro, notamment en la fusionnant avec le rock.

Quelle est alors la raison de votre présence au Silencio Genève?
C’est à l’occasion de la party organisée pour la sortie en salle de «C’était un géant aux yeux bruns». J’ai collaboré à la BO de ce film.

Se mettre au service des autres, c’est une première pour vous?
J’ai accepté ce défi, car j’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour sa réalisatrice, ­Eileen Hofer et ses expérimentations culturelles. En Suisse, ce n’est pas le terrain privilégié pour en faire. Dans le domaine visuel, elle n’a pourtant peur de rien et elle fonce. Comme moi dans la musique...

Cette expérience vous a plu?
Cela a été une révélation. Avant j’étais tyrannique avec moi-même, seule dans mon studio. Là, j’ai découvert qu’en échangeant des énergies et des façons de penser avec une ­tierce personne, le résultat pouvait être bien. J’accepterai de nouvelles collaborations dans le futur.

Kate Wax
Vendredi 11 mai 2012: DJ set avec The Dress et LAD au Silencio de Genève. Info: www.silencio.ch
Vendredi 29 juin 2012 en concert avec «Dust Collision» au Transat Festival à Lausanne.


«C’était un géant aux yeux bruns»
Tourné en 18 jours par 4 techniciens autodidactes avec un budget de 25 000 euros et aucun comédien professionnel, le premier long métrage de la Suissesse Eileen Hofer est une œuvre hybride. Entre fiction et doc, il suit Sabina, une ado élevée à Genève, qui décide de rejoindre son père et sa sœur à Bakou, en Azerbaïdjan. Le résultat de ce retour aux sources ne manque pas de fraîcheur, même s’il n’est pas exempt de longueurs.
Dans les salles depuis le mercredi 9 mai 2012.