Mosimann

12 septembre 2018 07:10; Act: 12.09.2018 07:10 Print

«Je n’ai jamais pu faire le job de manière classique»

par Julien Delafontaine - Mosimann fera le spectacle le vendredi 14 septembre 2018 lors de la soirée electro du festival Oniria à Montreux.

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Selon Mosimann, les clubbers ne savent pas qu'il a remporté la «Star Ac'» en 2008. (Photo: A.Ghnassia)

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Le jeune trentenaire franco-suisse pointe à la 93e place des Meilleurs DJ mondiaux. Il mixe partout autour du globe.

Mosimann, figurer dans le Top 100 de «DJ Mag», est-ce important?
Dans mon cas, oui. Ce classement m'a ouvert les portes du marché asiatique. Grâce à lui, j'ai pu aller jouer au Japon, en Chine ou encore en Corée. Quant à mon rang, assez bas, je pense que c'est celui que je mérite avec ma musique.

Comment cela?
Mes productions marchent bien, mais je n'ai pas de gros tubes. Je ne cherche d'ailleurs pas à en avoir. Le single «Church», sorti lundi 10 septembre 2018, ne passera par exemple jamais à la radio. Il est fait pour être joué en club. Mon album à venir sera plus pop et mainstream.

Cela fait un moment que les fans attendent cette galette.
Trois ans. Entre deux, je ne me suis pas tourné les pouces. J'ai sorti une quarantaine de titres, soit l'équivalent de trois disques, sur plusieurs labels. Un album, à mes yeux, c'est un vrai projet complet. Je ne regrette pas d'avoir attendu de vieillir un peu pour m'y attaquer. La maturité me semble essentielle dans la créativité.

Sur scène, vous êtes réputé pour être un DJ spectaculaire.
Je n'ai jamais pu faire le job de DJ de manière classique, avec le nez dans les platines. J'ai besoin de partager ma musique et mes émotions avec le public à l'aide d'instruments, du chant et des scratchs. Cela me permet aussi de ne pas tomber dans la routine, même après dix ans de carrière.

Vous n'avez jamais ressenti une certaine lassitude d'être toujours en voyage?
On exerce un métier pas facile. On l'a encore vu il y a peu avec Hardwell. A mon petit niveau, je suis un jour sur deux dans un avion. Cela prend énormément d'énergie. Pas facile de garder les pieds sur terre. Mon secret pour tenir le coup: habiter en Suisse depuis trois ou quatre ans. Chez vous, dans un petit village, loin de tout, je me ressource avec ma famille.

L'affiche du festival Oniria
Vendredi 14 septembre 2018 (electro): Mosimann, Brooks, Igor Blaska, Julian Johnson, Stelvio, Denai. Samedi 15 septembre 2018 (90's & 2000's): Alice DJ, Nadiya, Desireless, Yannick, DJ Othello. Dimanche 16 septembre 2018 (latino): El Mundo.

Oniria Festival
2m2c à Montreux, de 22h à 5h. 18 ans révolus. Infos: www.oniriafestival.com