Vendredi sur Mer

01 avril 2019 22:15; Act: 02.04.2019 11:31 Print

«Avec le parler, on est obligé d'écouter les mots»

par Fabien Eckert - La chanteuse pop Vendredi sur Mer vient de sortir son premier album. Elle en a parlé un lundi au bord du lac.

La chanteuse, 24 ans, sera à voir le 14 juin 2019 à Festi'neuch et le 31 août 2019 aux Francomanias à Bulle.
Une faute?

La Genevoise de 24 ans installée à Paris avait excité une bonne partie de la presse hexagonale à la sortie de son premier EP, à l'automne 2018. Il en va de même avec le disque «Premiers Emois». Parole à Charline Mignot, au civil.

Votre album est sorti le 22 mars 2019. Votre sentiment?
Je suis soulagée. C'est l'aboutissement de plusieurs années de travail et le début de plein de belles choses. Pouvoir le partager aujourd'hui c'est génial et ça fait du bien. J'ai maintenant un stress nouveau avec la promo à faire et la tournée qui arrive.

Vous avez été encensée par la presse. Ça fait quoi?
Ça fait bizarre. Je n'ai pas compris tout cet engouement. Je suis arrivée à la musique un peu par hasard. Ça m'a pris du temps avant que je me donne le droit d'être fière de moi.

D'où vient votre côté rétro?
J'ai été influencée par des BO des années 1970, des films italiens ou Vladimir Cosma. J'aime aussi toute la Nouvelle Vague dans le cinéma.

Et le spleen dans vos textes?
C'est mon état psychique préféré (rires). Ça me plaît d'avoir des pensées tristes et mélancoliques.

Votre phrasé est particulier: vous parlez et vous chantez.
C'est vrai. Je n'ai pas envie de choisir. Avec le parlé, les mots sont à nus et c'est plus percutant. On est obligé de bien les écouter, davantage que lorsqu'ils sont cachés derrière une mélodie.

Le cadre lacustre de cette interview pourrait vous inspirer?
Oh oui! J'ai écrit mon album au bord de la mer, dans le nord de la France. Je n'aurais pas réussi si j'étais restée à Paris. Près de l'eau, il y a une sorte de plénitude.