Matt Bellamy de Muse

07 juin 2015 17:25; Act: 07.06.2015 18:09 Print

«La Suisse est le meilleur pays du monde!»

par Fabien Eckert - Muse était la star de Sonisphere à Bienne samedi 6 juin 2015. Son leader, Matt Bellamy, s'est livré juste avant de s'y produire.

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Les 35'000 festivaliers sont passés entre les gouttes samedi 6 juin 2015 à Bienne. Par contre, il n'ont pas échappé à l'extraordinaire déluge de riffs de Muse. Le leader du trio rock s'est confié dans sa loge, en toute décontraction, avant de monter sur scène avec «Drones», CD sorti un jour plus tôt.

Vous êtes à deux heures du live. Prêt à jouer?
Pas encore! On a voyagé tout le jour et on a fait de la moto à Vienne. Il faisait chaud! Donc, là, je vais essayer de me rafraîchir en buvant de l'eau et en allant prendre une douche froide pour me réveiller. Ensuite, je vais chauffer ma voix. Et vingt minutes avant le début du show, je vais faire quelques exercices physiques. Je dois me maintenir, je commence à prendre un peu d'âge (rires)!

Avant la création de «Drones», vous aviez dit vouloir revenir à un son plus rock. Y êtes-vous parvenu?
Oui, je pense. La batterie et la guitare dominent chaque morceau. Les deux précédents disques, on avait fait des expérimentations électroniques. On avait passé trop de temps à bidouiller des sons. Avec «Drones», on voulait retrouver le plaisir de jouer avec des vrais instruments. Autre différence, nous sommes entrés en studio avec tous nos titres déjà prêts.

Comment réagit le public en live aux nouveaux titres?
Très bien. On a donné quatre concerts. «Psycho», «Reapers», «Dead Inside» et «Mercy» font vraiment bouger la foule. Ce soir (ndlr: samedi 6 juin 2015), on ne va jouer que ceux-ci. Le reste du concert sera un best-of. L'an prochain, ce ne sera pas le cas avec notre nouvelle tournée. On axera plus sur les nouveaux morceaux. On jouera en salle. On aura une structure de scène mouvante qui nécessitera des points d'accroche au plafond.

Parlez-nous du thème de cet album.
Il y a deux histoires. Au début, c'est un homme, moi, qui perd la foi en lui-même et qui devient peu à peu un robot. Il se transforme en machine à tuer. Ensuite, il va se révolter (ndlr: un des titres du disque s'appelle «Revolt») et se battre pour reprendre le contrôle de lui-même. Ce disque possède donc deux facettes séparées par un extrait d'un discours de JFK.

Vous connaissez bien la Suisse pour y jouer souvent.
Oui! C'est le meilleur pays au monde! J'aimerais y vivre, mais avec ma famille en Californie et en Angleterre c'est compliqué. C'est la démocratie la plus forte de la planète. Vous votez tout le temps sur tout. Ce qui oblige le citoyen à se sentir impliqué dans la vie de son pays. En plus, la qualité de vie est remarquable et vous possédez une économie et une monnaie forte. Peut-être même trop en ce moment (rires)! Muse «Dead Inside»

«Drones»
Déjà disponible.