Fin de Moonraisers

09 décembre 2011 07:14; Act: 09.12.2011 07:14 Print

«Nous voulons tous continuer cette aventure»

par Fabrice Aubert - A l’occasion de la sortie de leur dernier album, «BOYO», Armando, bassiste des Moonraisers, revient sur la fin du groupe de reggae neuchâtelois décidée par son leader, Jaba.

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Jaba, leader du défunt groupe Moonraisers. (Photo: Keystone/Dominic Favre)

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Comment avez-vous vécu la décision d’arrêter cette aventure musicale et humaine?
Sur le moment, je n’y ai pas cru. Mais je suis heureux du chemin parcouru en vingt ans. Je n’ai aucun regret.

Etait-ce une décision de Jaba seul ou prise en commun avec tous les membres du groupe?
C’est Jaba tout seul qui a décidé de se retirer du business musical.

Cela a-t-il créé des conflits?
 Non, absolument aucun. L’ambiance au sein du groupe est parfaite et nous avons tous compris les raisons de Jaba.

Vous, les musiciens, vous allez continuer avec un nouveau projet. De quoi s’agit-il?
Nous avons tous envie de poursuivre l’aventure. Mais nous en sommes au stade de simple projet. L’absence des Moonraisers va évidemment créer un vide que nous avons envie de combler d’une manière ou d’une autre.

Garderez-vous le nom Moonraisers?
Non. Les Moonraisers s’arrêtent avec la décision de Jaba. Notre nouveau projet aura donc forcément un nouveau nom. Mais nous n’y avons pas encore pensé.

Que signifie «BOYO»?
C'est une exclamation que l'on retrouve dans le premier titre («Listen to the People») du nouvel album, comme un cri, une forme d'appel sans réelle signification. Dans le reggae cette onomatopée a déjà été utilisé à maintes reprises. Cela signifie certainement autre chose dans d'autres langues...

Que représente pour vous cet album?
Il est évident que «BOYO» marque la fin d'une belle histoire. En plus d'être notre dernier album, c'est aussi et surtout une super galette avec des compositions dans la veine de ce que nous avons fait jusqu'à maintenant. Cet album représente également les musiciens actuels du groupe car tous n'avaient pas participé forcément à l'élaboration des albums précédents.

Quel est le plus beau souvenir de l’aventure Moonraisers?
Il y en a tellement! C'est difficile. Jouer devant des milliers de personnes comme à Paléo, Papillons de Nuit en Bretagne ou encore au Sunsplash en Slovénie pour n'en citer que quelques-uns cela laisse des traces impérissables. Mais chaque concert est unique même devant 3 personnes. Lors de notre dernier concert, le 12 novembre à Morat, un fan lituanien est venu en auto-stop pour nous voir. Je me souviendrai surtout de ce genre de petites choses, qui peuvent manquer. Comme la personne qui te regarde dans les yeux et pleure parce que le groupe s’arrête, ou le mec qui te prend dans ses bras et te dit: «Vous allez nous manquer!»