Justifications bancales

08 novembre 2012 10:24; Act: 08.11.2012 11:18 Print

David Guetta nie mixer en play-back

par Fabien Eckert - Le DJ star français a affirmé qu'il travaillait réellement tous ses titres durant ses sets.

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David Guetta lève souvent les bras. Ce qui ne fait que nourrir la rumeur qui dit qu'il ne mixe pas. (Photo: Sebastien Anex)

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La question agite les spécialistes et les critiques depuis un bout de temps. David Guetta mixe-t-il réellement derrière ses platines? Il faut dire que le DJ a souvent les bras en l'air... La polémique n'a fait que s'amplifier quand, en juin 2012, Deadmau5 a déclaré que Guetta n'était qu'un «pousse-bouton» et qu'il avait seulement besoin de «deux iPod et une mixette» pour rendre les gens heureux.

David Guetta a répondu à cette attaque dans une interview accordée à «Vibe Magazine»: «J'ai appris l'art du deejaying à la dure. En bossant six nuits d'affilée avec des sets de huit heures. Aujourd'hui, certains grands DJ sont des «producteurs en chambre à coucher». Ils bossent dans leur coin et tout à coup ils sortent un hit qui leur permet de se produire devant des milliers de personnes.» Selon lui, ce long apprentissage lui a permis de savoir comment communiquer avec le public.

Pour revenir à la fameuse polémique, le Français a déclaré: «Si tu écoutes un DJ hip-hop, il ne joue pas sa propre musique. Alors que quand je suis sur scène, tout ce que tu m'entends jouer, ce sont mes productions. Chaque titre que je passe est édité. Je le mixe avec des bouts d'autres morceaux. C'est ce qui le rend unique.» Et David Guetta de conclure: «Je ne joue pas ce qui passe à la radio.»

Après ses shows à Energy 2011 et au Paléo 2012, on ne lui donne qu'à moitié raison. A Zurich, selon plusieurs témoins, l'artiste a effleuré sa mixette essentiellement pour jouer avec le volume des basses. Tandis que le dimanche 22 juillet 2012 à Nyon, le DJ a passé ses prods commerciales (certes un poil remixées), des tracks d'electro très dure inconnus du grand public, mais aussi des morceaux d'autres producteurs, à l'image du «Levels» d'Avicii.