«Nous Horizons»

28 février 2017 15:40; Act: 28.02.2017 15:40 Print

Yuksek revient: «L'album doit procurer du plaisir»

par Fabien Eckert - Le producteur et DJ vient de sortir «Nous Horizon» après six années d'absence. Interview.

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Le Français de 39 ans est aujourd'hui dans un état desprit résolument positif. (Photo: A. Morin)

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Le Rémois Yuksek n'est pas resté inactif depuis 2011 et «Living on The Edge of Time». Il a produit d'autres groupes, a réalisé des BO de films et fait des remixes. Ce travail a nourri son envie de revenir en solo.

D'où est venue l'envie de ressortir quelque chose de personnel?
Parce que j'ai beaucoup travaillé pour les autres. D'ailleurs, de nombreux artistes avec qui j'ai collaboré sont sur l'album. Pour moi, c'est plus facile de bosser pour d'autres: je suis celui qui a le recul et qui peut avoir un avis extérieur.

«Nous Horizon» sonne très disco et soul des seventies.
C'est vrai. C'est ce qui m'a nourri et influencé quand j'ai commencé à écouter beaucoup de musique électronique, dont LCD Soundsystem, à la fin des années 1990. Il y avait à cette époque une vraie proposition musicale entre disco, rock et electro.

Il y a aussi un côté lumineux et positif. C'est juste?
Oui, c'est l'état d'esprit, de la feel good music. L'album doit procurer du plaisir. Il n'est pas introspectif. Il est tourné vers l'extérieur, vers les gens.

Vous avez de nombreux chanteurs sur ce disque. Comment allez-vous faire pour les live?
C'est bien là le problème. Je n'ai pas les moyens de Rihanna. Je ne peux donc pas inviter mes chanteurs à chacun de mes shows. La solution, même si je ne l'aime pas: passer des voix enregistrées. Il y aura toutefois toujours des musiciens avec moi. Il ne s'agit pas de faire le guignol en faisant semblant de tourner des boutons!

Deux mots sur le clip «Live Alone» tourné dans l'espace?
J'ai rencontré l'astronaute français Thomas Pesquet trois semaines avant son départ pour l'ISS. Je lui ai laissé l'album. Il m'a dit qu'éventuellement il posterait des images avec ma musique derrière. On a fait mûrir le projet de faire quelque chose de beau avec sa femme avec qui j'étais en contact. Ça a été assez compliqué à mettre en oeuvre. C'est compliqué d'utiliser les images de l'ISS. Elles sont libres de droits et ne peuvent pas être commercialisées ni monétisées. On a dû avoir l'accord de l'Agence spatiale européenne et de mon label qui acceptait de libérer les droits du clip. Bon, en vérité, on s'en fout. Je suis juste super content du résultat.