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09. September 2019 00:00; Akt: 11.09.2019 14:03 Print

Ils se sont lancés et n’ont pas regretté

Ils ont la vingtaine bien sonnée et sont bien intégrés dans la vie professionnelle. L’une a choisi de se réorienter tandis que l’autre goûte à son premier véritable emploi.

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Léonie Regli (27 ans) et Daniel Othenin-Girard (29 ans) témoignent de ce qui les motivés à accepter le poste qu'ils occupent actuellement. C’est un secret de polichinelle et quiconque s’est un jour frotté au monde professionnel connaît bien le procédé: divers critères entrent en ligne de compte lorsqu’il s’agit de choisir son premier job, ou lorsque l’on songe à une reconversion.

Daniel et Léonie ont ainsi pesé le pour et le contre avant de s’engager dans leur fonction actuelle. Ni l’un, ni l’autre n’a toutefois eu le temps de tergiverser avant de se lancer à l’eau. Car si leurs trajectoires n’ont pas grand-chose en commun, tous deux ont dû rapidement décider s’ils acceptaient ou non le défi qui leur était proposé.

«J’avais envie d’être utile»

Chez Léonie, désormais maîtresse socio-professionnelle à la Fondation des Perce-Neige aux Hauts-Geneveys (NE), c’est autant la routine ennuyeuse de son job précédent que ses aspirations sociales qui ont guidé son choix d’explorer un nouveau domaine, celui du handicap: «D’une part, j’avais l’impression d’avoir fait le tour dans la chocolaterie dans laquelle j’étais employée, explique calmement la titulaire d’un CFC de pâtissière-confiseuse. D’autre part, j’avais envie d’être utile. L’annonce de la Fondation m’a été transmise par une amie, et j’ai dû décider en trois semaines, si oui ou non je me lançais».

La jeune femme n’a pas hésité trop longtemps et ne regrette pas d’avoir osé bifurquer: «Mon ancien employeur rencontrait des difficultés économiques (ndlr: il a fini par déposer son bilan) et dans mon job à la production, il y avait beaucoup de stress pour finalement peu de reconnaissance. Avant les Fêtes de fin d’année ou avant Pâques, on travaillait à 150% et c’était très éprouvant. Maintenant, dans l’atelier protégé dans lequel je travaille (ndlr: Le CroissanT’Express), il n’y pas d’objectifs liés au volume de production puisque nous sommes là, avant tout, pour accompagner les bénéficiaires», rappelle-t-elle.

Ainsi, Léonie peut mettre à profit les connaissances acquises dans le métier dans lequel elle a été formée et en faire profiter les bénéficiaires à l’atelier-boulangerie des Perce-Neige… Pour le plus grand bonheur des clients gourmands. L’été prochain, elle commencera un cursus de trois ans de formation en emploi à l’ARPIH (Association Romande pour le Perfectionnement du Personnel d’Institutions pour Handicapés), à Yverdon-les-Bains.

«J’avais transmis mon CV à ma colocataire»

Intéressé par l’évènementiel, Daniel a quant à lui signé un contrat chez Starticket à Lausanne, en tant que «Solution Manager». Un engagement qui s’est fait grâce à son réseau: «Deux mois plus tôt, j’avais transmis mon CV à ma colocataire qui travaillait pour cette entreprise, car deux postes avaient été mis au concours à Zurich. Ma candidature n’avait alors été retenue pour aucun des deux. Puis, il s’est avéré que l’organisation de la Fête des Vignerons (FéVi) nécessitait l’engagement d’un nouveau collaborateur et le poste m’a été proposé. Comme j’étais encore disponible, j’ai accepté la proposition, sans réellement savoir ce que cela représentait», se remémore hilare l’employé de commerce de formation.

C’est ainsi que le jeune homme s’est tout à coup retrouvé immergé dans les préparatifs de la FéVi alors qu’il avait entendu parler de la manifestation, pour la première fois, seulement un mois auparavant. «Certes, je connaissais déjà l’événementiel puisque je travaillais depuis plusieurs années comme bénévole dans des festivals, plus particulièrement au NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival), où justement je m’occupais de la billetterie. C’est donc par opportunisme mais aussi par intérêt que Daniel s’est lancé sans filet dans un premier véritable challenge.

Certainement pas par amitié: «Non, au contraire, le fait de me retrouver dans le même environnement professionnel que ma colocataire, qui est une amie, faisait plutôt partie des désavantages. Parce qu’il y avait un risque que si cela se passait mal au boulot, cela déborde sur notre vie privée», analyse-t-il. Une hypothèse qui ne s’est heureusement pas vérifiée par la suite.

«Je me réjouis de découvrir un peu mieux le travail quotidien»

Alors que le rideau sur le FéVi a été tiré depuis peu, Daniel a apprécié son rôle «à moitié dans les bureaux, à moitié sur le terrain». Au cours de cet exercice, il a surtout appris à improviser. «Lors de mon apprentissage dans l’industrie, tout était réglé. Là, il fallait souvent trouver des solutions aux problèmes auxquels on faisait face. En fait, les seuls acquis que j’ai utilisés, étaient mes connaissances en Word et Excel.»

Mais comme tout s’est bien déroulé dans l’ensemble, Daniel se réjouit de désormais pouvoir un peu souffler: «J’ai effectué énormément d’heures supplémentaires dans le cadre de cet évènement et je vais pouvoir les récupérer intelligemment en partant parfaire mon allemand à Berlin, dans le cadre d’un stage linguistique. A mon retour, je me réjouis de découvrir un peu mieux le travail quotidien que nous effectuons chez Starticket.»


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