Attentats du 11Septembre

05 septembre 2011 00:00; Act: 02.09.2011 16:12 Print

«Le rôle du Pentagone n'a pas été éclairci»

L'historien Bâlois Daniele Ganser remet en question la version officielle concernant l'origine des attaques du 11 septembre - au péril de son poste.

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11.09.17 Seize ans après les attentats du 11-Septembre, les New-Yorkais vivent toujours dans la peur d'une nouvelle attaque. 26.08.2015 Surnommée la «Dust Lady» après cette photo la montrant couverte de poussière à la suite de l'effondrement de la tour Sud du WTC, Marcy Borders est décédée des suites d'un cancer de l'estomac. 07.03.2014 L'astronaute Frank Culbertson a immortalisé le panache de fumée s'échappant du World Trade Center. Le 11 septembre à 08:46, le vol 11 d'American Airlines s'écrase sur la face nord d'une tour du World Trade Center. Le terrible impact et l'explosion de kérosène provoquent l'effondrement de la tour. Les passagers et membres de l'équipage des avions détournés sont tués sur le coup. A 09:03, un deuxième avion percute la tour sud du WTC. C'est un Boeing 767, le vol 175 United Airlines, qui percute la tour à une vitesse d'environ 872 km/h. Les caméras du monde entier, braquées sur la tour nord, ont pu capturer les images en détail. Une énorme boule de feu se forme. L'effondrement de la tour est inévitable, au vu de la hauteur de l'impact. Au moment du désastre, pas moins de 18'000 personnes sont dans les bâtiments. Les images des tours en feu ont fait le tour du monde. Les images des personnes tentant désespérément d'échapper au brasier en se jetant des tours ont marqué les esprits. Les employés de bureau fuient le feu tandis que les pompiers se fraient un chemin. Les équipes se relaient sans relâche. La tour sud s'effondre à 10:05. Les tours s'effondrent à la verticale. Près de 2800 personnes sont ensevelies sous les décombres. Les piétons fuient la nuée de poussière. Les gens aux abords du désastre, sous le choc. Un paysage apocalyptique se dessine. Les rues sont envahies de poussière. Au moment de l'attaque, le Président Bush rend visite à une école, en Floride. Il est informé de la catastrophe au moment de la deuxième attaque. Image du niveau zéro, au lendemain de l'attaque. L'horizon de New York sans les tours jumelles. Plus de huit ans après le drame, des photos inédites, prises par hélicoptère, ont été révélées au public.

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Le Bâlois Daniele Ganser est l'un des rares historiens suisses à remettre ouvertement en question la version officielle des autorités américaines quant aux attaques du 11- septembre. Il s'intéresse notamment sur le rôle du Pentagone, une question qui reste sans réponse, estime-t-il.

Lorsque Daniele Ganser a présenté pour la première fois, lors d'un séminaire à l'Université de Zurich son modèle explicatif alternatif concernant les attaques, le monde académique a réagi par l'incompréhension. Il mettait sa carrière en jeu, l'ont prévenu ses collègues.

La majorité des historiens considère une implication du Pentagone ou de la CIA dans les attentats comme des élucubrations. Mais Daniele Ganser, qui s'était déjà fait remarquer par son étude peu conventionnelle sur l'armée secrète de l'OTAN pendant la guerre froide, ne s'est pas démonté pour autant.

Informations contradictoires

Il a demandé à ses étudiants, de se pencher sur les informations contradictoires relatives aux attentats à l'aune de la méthode historique, en effectuant une critique des sources. Il leur a également demandé de confronter entre elles les diverses théories, a expliqué l'historien de 38 ans dans un entretien accordé à l'ats.

Il s'agissait également d'un besoin ressenti par les étudiants, qui s'étaient informés sur les événements de façon complètement différente que leurs parents, notamment par le biais d'internet, et qui accordaient beaucoup moins de crédit aux informations relayées par les médias traditionnels.

«Que savait le Pentagone?»

Daniele Ganser estime qu'il est du devoir d'un historien moderne de reconstituer le discours relatif au 11-septembre, en recourant aux méthodes de l'histoire orale.

Il y a aujourd'hui des témoins de l'époque, issus des cercles du gouvernement Bush, qui ont déjà exprimé leurs critiques par rapport à la version officielle de la commission d'enquête du congrès américain, estime le Bâlois.

«Le problème n'est pas le manque d'informations», argumente-t-il. Il réside plutôt dans la façon de cerner l'énorme flux d'informations et de l'interpréter. La science ne peut pas simplement attendre trente ans, le temps pour que les premières archives des autorités en charge de la sécurité ouvrent leurs portes.

«Quel était le rôle du Pentagone dans le 11-septembre?»: cette question demeure, une décennie après les faits, sans réponse, estime l'historien. «Ne pas la poser serait contredire les principes de la recherche de la vérité». C'est pour cela qu'être taxé de théoricien du complot, ou «de cinglé», irrite le scientifique.

Quant à savoir si une partie des autorités américaines avait connaissance des attaques ou les avait même planifiées, Daniele Ganser ne veut pas se prononcer sur ces questions. «Il se peut que la version donnée par le gouvernement Bush soit la bonne», déclare-t- il. Mais «elle n'est pas acquise de façon historique».

Daniele Ganser sur Resistance Radio:


RSR - Entretien avec Daniele Ganser - 1sur2 par jackyshow38

Théorie du complot

(ats)