Rubygate - Berlusconi

16 mars 2011 11:09; Act: 16.03.2011 11:16 Print

Des accusations «hallucinantes»

Silvio Berlusconi a estimé mercredi que les accusations portées contre lui dans le cadre du scandale «Rubygate» étaient «hallucinantes».

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30.06.2015 Silvio Berlusconi, l'ancien chef du gouvernement italien est soupçonné d'avoir payé sept millions d'euros le silence de jeunes témoins dans l'affaire du «rubygate». 02.01.2014 L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a officiellement fait appel jeudi de sa condamnation à sept ans de prison dans le cadre du scandale sexuel Rubygate. Un proche de Berlusconi, poursuivi pour incitation à la prostitution de mineure par le Tribunal de Milan, a évoqué «excès, abus de pouvoir et débauche» en parlant des soirées «bunga bunga». 24.06.2013 L'ancien président du Conseil italien a fustigé lundi «un verdict violent» et déclaré qu'il «résisterait à la persécution», dans une déclaration après sa condamnation à 7 ans de prison. 24.06 Le tribunal de Milan a décidé lundi de condamner l'ex-chef du gouvernement italien à 7 ans de prison dans le procès Rubygate, où il était accusé d'abus de pouvoir et prostitution de mineure. 24.05 «Je suis désolée d'avoir raconté des mensonges quand j'ai parlé aux procureurs. La plupart des choses que j'ai dites alors n'étaient pas vraies», a déclaré Ruby devant le tribunal milanais, lors d'un procès de proches de Silvio Berlusconi accusés de lui avoir fourni des prostituées. 04.04 Ruby a lancé une violente charge contre les médias et la justice, demandant qu'on l'écoute et qu'on la respecte, avant le début d'une audience dans le procès dit du «bunga-bunga» Karima El Mahroug, alias Ruby Rubacuori, est à l'origine des déboires de Silvio Berlusconi avec la justice. La jeune femme était mineure quand elle aurait eu des rapports sexuels avec Silvio Berlusconi. Accusé, le «Cavaliere» a dû se présenter devant les juges le 6 avril 2013 pour prostitution de mineure et abus de pouvoir pour avoir fait libérer Ruby alors qu'elle avait été arrêtée pour vol.

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Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a qualifié mercredi d'«hallucinantes» les accusations portées contre lui dans le cadre du scandale «Rubygate», affirmant qu'il irait «se défendre à la télévision».

Selon le parquet de Milan, Karima El Mahroug alias «Ruby», mineure au moment des faits, et 32 autres jeunes femmes majeures ont été incitées à la prostitution lors des soirées «bunga-bunga» chez le milliardaire.

«Même si je suis polisson, 33 femmes en deux mois...»

«Je ne peux pas croire à une utilisation de la justice aussi barbare et aussi éloignée de la réalité. J'ai 75 ans et même si je suis polisson.... 33 femmes en deux mois me semble de trop, même pour un trentenaire», a déclaré le président du Conseil dans une interview au quotidien de gauche La Repubblica.

Pour lui, les fêtes tournant en débauche, selon l'accusation, consistaient en «un dîner, avec trois musiciens et six serveurs».

«Les jeunes femmes faisaient un petit tour de danse en discothèque. Seules, parce que je n'ai jamais aimé dansé. Rien de plus. Et maintenant je vois ces choses hallucinantes», a-t-il déclaré.

Il ira se défendre à la télévision

«J'irai à la télévision pour tout expliquer, pour me défendre et défendre ces jeunes femmes. Et je participerai à toutes les audiences des procès», a-t-il affirmé.


M. Berlusconi a répété qu'il «n'a jamais payé une femme de sa vie».

«Je suis une Caritas (association caritative, NDLR) quotidienne. Je paie des interventions chirurgicales, le dentiste, les frais universitaires à tous ceux qui en ont besoin», a-t-il précisé, ajoutant qu'il a notamment accordé «un emprunt aux parents d'une des jeunes femmes, des personnes en difficulté».

33 jeunes femmes

Les conclusions d'enquête présentées par le parquet ont été dévoilées mardi par les médias italiens.

Selon celles-ci, 33 jeunes femmes auraient participé aux soirées organisées à Arcore, près de Milan, dans la luxueuse résidence du Cavaliere de début 2009 à janvier 2011, lorsque se seraient déroulées les dernières célèbres fêtes du président du Conseil.

M. Berlusconi doit comparaitre le 6 avril à Milan (nord) sous les accusations de recours à la prostitution de mineure et d'abus de pouvoir pour avoir fait libérer Karima El Mahroug après une interpellation pour vol.

Sur ce dernier point, le Cavaliere répète qu'il est intervenu car il pensait que Ruby était la fille du président égyptien d'alors Hosni Mubarak.

(afp)