Italie - Rubygate

03 octobre 2011 17:31; Act: 03.10.2011 17:49 Print

Pas de répit judiciaire pour Berlusconi

Le procès de Silvio Berlusconi ne sera pas suspendu. La justice milanaise refuse de lâcher son os.

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30.06.2015 Silvio Berlusconi, l'ancien chef du gouvernement italien est soupçonné d'avoir payé sept millions d'euros le silence de jeunes témoins dans l'affaire du «rubygate». 02.01.2014 L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a officiellement fait appel jeudi de sa condamnation à sept ans de prison dans le cadre du scandale sexuel Rubygate. Un proche de Berlusconi, poursuivi pour incitation à la prostitution de mineure par le Tribunal de Milan, a évoqué «excès, abus de pouvoir et débauche» en parlant des soirées «bunga bunga». 24.06.2013 L'ancien président du Conseil italien a fustigé lundi «un verdict violent» et déclaré qu'il «résisterait à la persécution», dans une déclaration après sa condamnation à 7 ans de prison. 24.06 Le tribunal de Milan a décidé lundi de condamner l'ex-chef du gouvernement italien à 7 ans de prison dans le procès Rubygate, où il était accusé d'abus de pouvoir et prostitution de mineure. 24.05 «Je suis désolée d'avoir raconté des mensonges quand j'ai parlé aux procureurs. La plupart des choses que j'ai dites alors n'étaient pas vraies», a déclaré Ruby devant le tribunal milanais, lors d'un procès de proches de Silvio Berlusconi accusés de lui avoir fourni des prostituées. 04.04 Ruby a lancé une violente charge contre les médias et la justice, demandant qu'on l'écoute et qu'on la respecte, avant le début d'une audience dans le procès dit du «bunga-bunga» Karima El Mahroug, alias Ruby Rubacuori, est à l'origine des déboires de Silvio Berlusconi avec la justice. La jeune femme était mineure quand elle aurait eu des rapports sexuels avec Silvio Berlusconi. Accusé, le «Cavaliere» a dû se présenter devant les juges le 6 avril 2013 pour prostitution de mineure et abus de pouvoir pour avoir fait libérer Ruby alors qu'elle avait été arrêtée pour vol.

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Le tribunal de Milan a rejeté lundi de suspendre pour plusieurs mois le procès dans lequel le président du Conseil Silvio Berlusconi est accusé d'incitation à la prostitution de mineure. La Cour constitutionnelle doit se prononcer en février prochain sur la compétence du tribunal à juger ce cas.

Le président du Conseil italien, qui vient de fêter ses 75 ans et est très affaibli politiquement par des scandales à répétition, est accusé d'avoir rémunéré une mineure marocaine, Ruby, entre janvier et mai 2010 pour des prestations sexuelles.

Il est également jugé pour abus de fonction après être intervenu auprès de la police de Milan pour faire libérer Ruby, de son vrai nom Karima El Mahroug, lors de son interpellation pour un vol présumé fin mai 2010. La demande de suspension par la défense était attendue.

Les deux chambres du Parlement avaient elles saisi la Cour constitutionnelle d'un «conflit d'attribution» en affirmant que seul un «tribunal des ministres», collège de magistrats constitué pour l'occasion, pouvait juger le président du Conseil pour un éventuel abus de fonction.

Autre mesure évoquée

La défense avait demandé lundi la suspension du procès dans l'attente de la décision de la Cour constitutionnelle.

L'avocat Piero Longo, un des défenseurs de M. Berlusconi, a fait valoir entre autres dans sa demande de suspension qu'il y a pas d'urgence pour ce procès puisqu'il n'y a ni accusés en prison ni témoins très âgés.

Cette audience dans l'affaire Ruby a eu lieu au moment même où, dans le même palais de justice de Milan, trois proches du Cavaliere étaient convoqués à une audience préliminaire qui doit décider ou non de les renvoyer en justice.

Ils sont soupçonnés d'avoir joué le rôle d'intermédiaires pour procurer au Cavaliere des dizaines de jeunes filles pour des soirées de débauche dans ses villas.

(ats)