Opéra de Vienne

04 mars 2011 07:35; Act: 04.03.2011 11:48 Print

Ruby en débutante le temps d'un bal

Le gotha viennois a ressorti les plus belles robes de bal pour le 55e Bal de l'Opéra qui s'est tenu jeudi soir, faisant la part belle aux vedettes de la scène viennoise.

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Le gotha viennois a ressorti les plus belles robes de bal, les queues-de-pie pour le 55e Bal de l'Opéra qui s'est tenu jeudi soir.Outre les vedettes de la musique classique, la jeune Ruby était de la partie: cette ex-call-girl est au coeur d'une enquête visant le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

La jeune fille de 18 ans, invitée du milliardaire autrichien Richard Lugner, était la plus regardée de la soirée. Vêtue d'une longue robe dorée, elle a attiré l'attention, des journalistes comme des simples participants au bal.

Sous la loge de Richard Lugner, tous se pressaient pour la photographier ou obtenir un autographe. Une débutante du bal est allée jusqu'à lui faire signer son bouquet.

«Beauté» ou «catastrophe»

Dans l'assistance, les avis étaient mitigés, certains louant sa «beauté», d'autres qualifiant sa venue de «catastrophe». Le public devrait pourtant être habitué aux frasques de l'excentrique Lugner, qui aime s'attirer les projecteurs chaque année avec des invitées plus ou moins sulfureuses, comme l'actrice Pamela Anderson, l'héritière Paris Hilton ou encore l'effeuilleuse Dita Von Teese.

Autre invité de Richard Lugner, l'acteur américain Larry Hagman, resté dans les mémoires comme l'antipathique J.R. Ewing dans la série télévisée «Dallas» dans les années 1980, avait troqué son habituel chapeau de cow-boy pour un haut-de-forme, mais cela n'a pas suffi à faire de l'ombre à Ruby.

La jeune femme n'a pas semblé dérangée par l'intérêt particulier qu'elle a suscitée et s'est contentée de répondre calmement qu'elle trouvait le bal «magnifique».

Un ballet

Le Staatsoper s'était en effet paré de ses plus beaux atours, sa salle transformée en piste de danse et décorée de près de 50'000 fleurs dans les tons rosés, venues de Madagascar

Un ballet a pour la première fois été donné à l'ouverture de «l'Opernball», avec sur scène le directeur de la danse en personne, l'ex-danseur-étoile français Français Manuel Legris, qui a ensuite cédé la place à la mezzo-soprano lettone Elina Garanca, très applaudie pour les deux airs qu'elle a interprétés.

Autre nouveauté, l'Orchestre philharmonique de Vienne, encore un symbole de la tradition viennoise, a interprété plusieurs morceaux à l'ouverture du bal.

Les 144 couples de débutants, queue de pie et longues robes blanches, ont ouvert les festivités en lançant au public le traditionnel «Alles Walzer» (»Tout pour la valse») sur l'emblématique valse «Beau Danube bleu».

Parmi les personnalités présentes, il en est une qui a su apprécier tout particulièrement le programme musical de la soirée: le prodige chinois du piano Lang Lang, qui a souligné la «très haute qualité» du programme.

D'autres invités de marque étaient la soprano russe Anna Netrebkois, et son mari, le baryton- basse uruguayen Erwin Schrott.

Le monde politique n'était pas en reste, avec le président autrichien Heinz Fischer, le chancelier Werner Faymann, ainsi que le ministre hongrois des Affaires étrangères, Janos Martonyi.

Pour cette soirée, le plus couru des quelques 300 bals de l'hiver, pas moins de 6.600 coupes de champagne, 1.900 bouteilles de vin et 1.800 paires de saucisses ont été commandés pour satisfaire entre deux valses les 5.000 participants, qui ont déboursé entre 230 euros la simple entrée et 17.000 euros la loge.

Une bonne raison pour en profiter le plus possible, c'est-à-dire jusqu'à 5 heures du matin, heure à laquelle les derniers convives sont priés de quitter l'Opéra pour les rues glaciales de l'hiver viennois.



Extraits du bal

(ats)