Rubygate

15 mars 2011 20:11; Act: 15.03.2011 23:12 Print

33 participantes aux soirées «bunga-bunga»

Trente-trois jeunes femmes ont été incitées à la prostitution lors des soirées «bunga-bunga» chez Silvio Berlusconi, a indiqué mardi le parquet de Milan.

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30.06.2015 Silvio Berlusconi, l'ancien chef du gouvernement italien est soupçonné d'avoir payé sept millions d'euros le silence de jeunes témoins dans l'affaire du «rubygate». 02.01.2014 L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a officiellement fait appel jeudi de sa condamnation à sept ans de prison dans le cadre du scandale sexuel Rubygate. Un proche de Berlusconi, poursuivi pour incitation à la prostitution de mineure par le Tribunal de Milan, a évoqué «excès, abus de pouvoir et débauche» en parlant des soirées «bunga bunga». 24.06.2013 L'ancien président du Conseil italien a fustigé lundi «un verdict violent» et déclaré qu'il «résisterait à la persécution», dans une déclaration après sa condamnation à 7 ans de prison. 24.06 Le tribunal de Milan a décidé lundi de condamner l'ex-chef du gouvernement italien à 7 ans de prison dans le procès Rubygate, où il était accusé d'abus de pouvoir et prostitution de mineure. 24.05 «Je suis désolée d'avoir raconté des mensonges quand j'ai parlé aux procureurs. La plupart des choses que j'ai dites alors n'étaient pas vraies», a déclaré Ruby devant le tribunal milanais, lors d'un procès de proches de Silvio Berlusconi accusés de lui avoir fourni des prostituées. 04.04 Ruby a lancé une violente charge contre les médias et la justice, demandant qu'on l'écoute et qu'on la respecte, avant le début d'une audience dans le procès dit du «bunga-bunga» Karima El Mahroug, alias Ruby Rubacuori, est à l'origine des déboires de Silvio Berlusconi avec la justice. La jeune femme était mineure quand elle aurait eu des rapports sexuels avec Silvio Berlusconi. Accusé, le «Cavaliere» a dû se présenter devant les juges le 6 avril 2013 pour prostitution de mineure et abus de pouvoir pour avoir fait libérer Ruby alors qu'elle avait été arrêtée pour vol.

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La conseillère régionale berlusconienne Nicole Minetti, l'agent de starlettes Lele Mora et le présentateur télé Emilio Fede auraient poussé les jeunes filles à se prostituer, selon les conclusions d'enquête présentées par le parquet et citées par les medias italiens.

Selon les procureurs milanais, les jeunes filles auraient participé aux soirées organisées à Arcore, près de Milan, dans la luxueuse résidence du Cavaliere dès début 2009 et jusqu'en janvier 2011, lorsque se seraient déroulées les dernières et désormais célèbres fêtes du président du Conseil.


Trois «phases»

Selon le parquet, ces soirées se divisaient en «trois phases»: d'abord le dîner, ensuite le «bunga-bunga» (fêtes tournant à la débauche ndlr) et enfin «le choix, par Silvio Berlusconi, d'une ou plusieurs filles avec lesquelles s'amuser pour la nuit au cours de rapports intimes».

Le «bunga-bunga» est décrit par les magistrats comme une suite de «déguisements, strip-tease et danses érotiques» avec les jeunes filles qui se touchaient «les unes les autres, ou en touchant ou en se faisant toucher les parties intimes par Silvio Berlusconi».

Toujours selon le parquet, Karima El Mahroug, alias Ruby, était la seule mineure à participer à ces fêtes. Elle aurait été repérée à l'âge de 16 ans par Emilio Fede, présentateur de 79 ans du JT d'une chaîne de télévision appartenant à Silvio Berlusconi, lors d'un concours de beauté à Taormina .

Selon le parquet, Ruby, née le 1er novembre 1992, a eu «des relations sexuelles avec Silvio Berlusconi contre paiement en espèces ou autres» lors de treize rencontres à Arcore entre le 14 février et le 2 mai 2010.


Procès en avril à Milan

Aussi bien Ruby que Silvio Berlusconi ont démenti avoir eu des relations sexuelles. Le chef du gouvernement italien sera jugé dans cette affaire à partir du 6 avril à Milan sous les accusations de recours à la prostitution de mineure et d'abus de pouvoir pour avoir fait libérer Ruby qui avait été arrêtée pour vol.

Le Cavaliere assistera à ce procès, ainsi qu'aux audiences prévues dans le cadre d'autres procès pour détournement de fond et fraude fiscale, a annoncé mardi l'avocat Maurizio Paniz, député du Peuple de la liberté (PDL).

La législation n'oblige par le chef du gouvernement à se présenter aux audiences et beaucoup pensaient qu'il laisserait à ses avocats le soin de répondre à ses accusateurs pour éviter une embarrassante comparution en public.

(ats)