Élection présidentielle

11 mai 2012 13:40; Act: 11.05.2012 15:09 Print

TF1 et France 3 mises en demeure

par Fabrice Aubert - Les deux chaînes de TV françaises sont accusées de ne pas avoir attendu 20h pour révéler le nom du nouveau président de la République.


TF1 et France 3 mises en demeure pour leurs... par puremedias
L'intervention fautive d'Isabelle Torre sur TF1.
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Le Conseil supérieur de l’audiovisuel était réuni jeudi 10 mai en séance plénière pour analyser la couverture médiatique du deuxième tour de l’élection présidentielle française du 6 mai. Le CSA s'est prononcé en faveur d'une mise en demeure à l’encontre des chaînes de TV TF1 et France 3.

Sur TF1, la journaliste Isabelle Torre, placée devant le bureau de François Hollande le jour de l'élection, avait lu en direct à l’antenne, vers 19h, un SMS reçu de l’entourage du candidat socialiste indiquant qu’il s’apprêtait à «laisser éclater sa joie à 20h». «Le CSA pense que cet incident revient à donner l’information avant 20 heures, et les chaînes ne doivent pas donner l'information avant 20h», a déclaré au «Figaro» Christine Kelly, présidente du groupe de travail «Pluralisme et campagnes électorales» au CSA. Les membres du conseil ont donc voté jeudi matin une mise en demeure contre la Une.

Mais France 3 subit le même sort. Une journaliste météo avait donné des informations permettant de deviner le nom du nouveau président dans son bulletin météo. Là aussi, le CSA a décidé d’une mise en demeure.

Des cartons jaunes

«Une mise en demeure, c’est un carton jaune, explique Christine Kelly. Deux mises en demeure, c’est un carton rouge avec ouverture d’une procédure de sanction qui peut aller jusqu’à une amende. Mais là, nous avons mis un avertissement sévère.»

Les deux médias français s’en sortent donc plutôt bien mais n'auront pas droit à l'erreur lors des prochaines élections législatives françaises, en juin, s’ils ne veulent pas écoper d’un carton rouge! Au premier tour, France 2, Canal + et RMC, responsables d'irrégularités, avaient écopé chacune d’une mise en demeure.

L'intervention de Christine Kelly: