Valérie Trierweiler

15 mai 2012 13:26; Act: 15.05.2012 13:38 Print

Une première dame non mariée à l'Elysée

Compagne de François Hollande, la journaliste Valérie Trierweiler a fait elle aussi son entrée à l'Elysée mardi, formant avec le chef de l'Etat le premier couple non marié à la tête de la France.

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Elle a inauguré son rôle de façon complètement inédite, par une vraie passation de pouvoirs à l'Elysée, avec la première dame sortante Carla Bruni-Sarkozy, en parallèle du tête-à-tête entre Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Après un un long entretien, les deux femmes sont sorties aux côtés de leur époux et compagnon respectif et se sont ensuite embrassées sur le perron de l'Elysée avant de se séparer. Robe en crèpe noire ceinturée, talons hauts, Valérie Trierweiler a choisi l'élégance dans la sobriété pour ses premiers pas au palais présidentiel.

Journaliste et non mariée, la compagne du nouveau chef de l'Etat, femme de 47 ans au style classique et aux cheveux châtains clairs, sait qu'elle va devoir progressivement trouver ses marques dans une fonction aux contours mal définis.

«Première dame, c'est un second rôle»

«Première dame, c'est un second rôle et il faut l'accepter comme tel. Moi ça me convient très bien», déclarait-elle il y a peu à l'AFP. Mais «je ne serai pas une potiche», a-t-elle aussi averti dans le Times, dessinant par petites touches au fil de ses nombreuses interviews ces derniers jours la façon dont elle entend incarner son rôle.

Mardi matin lors de la cérémonie d'investiture, Valérie Trierweiler s'est tenue la plupart du temps trois pas derrière son compagnon lorsqu'il saluait les invités. Elle n'était pas avec lui lorsqu'il a remonté les champs Elysées dans une voiture décapotable, saluant la foule.

Près de huit Français sur dix considèrent comme peu important que le nouveau couple présidentiel ne soit pas uni par les liens du mariage, selon un sondage.

Concubine, un problème potentiel?

Sur le plan diplomatique, la nouvelle première dame a balayé la question de savoir si son statut de concubine pouvait créer un problème. «Peut-être pour une visite chez le pape?» mais «franchement, ce n'est pas du tout un aspect qui me soucie».

Outre le Vatican, où elle ne pourra sans doute pas être reçue hors mariage, la question protocolaire pourrait se poser dans des pays très religieux et attachés aux principes comme l'Arabie Saoudite, l'Indonésie, voire l'Inde, mais sans certitude qu'elle se transforme en véritable enjeu.

Vendredi, elle sera aux Etats-Unis pour son premier déplacement à l'étranger au côté du nouveau chef de l'Etat. Le protocole met la dernière main à l'organisation de son emploi du temps, à Washington puis au G8 à Camp David et au sommet de l'Otan à Chicago.

Un déjeuner avec Michelle Obama

Dans son entourage, on indique qu'elle devrait avoir un déjeuner vendredi avec l'épouse du président américain, Michelle Obama, à Washington. A Chicago, une visite dans une école et une autre à l'Art institute sont évoquées.

Elle aborde avec sérénité ce rôle d'ambassadrice. «Je connais assez bien le fonctionnement des voyages officiels, j'en ai fait beaucoup comme journaliste. Il y a eu des G8 où j'ai suivi le programme des femmes des chefs d'Etat», a-t-elle expliqué récemment à l'AFP.

Sur le plan professionnel, elle va devoir aussi redéfinir la façon d'exercer son métier, et tirer un trait sur sa passion, le journalisme politique.

Continuer le journalisme

«Je pense pouvoir continuer à faire du journalisme si je ne traite pas de l'actualité française, quelle qu'elle soit», a-t-elle confié au magazine Elle. «Piste» envisagée parmi d'autres, «des entretiens de personnalités étrangères».

Toujours salariée de l'hebdomadaire Paris Match, où elle est entrée en 1989, et de la chaîne de télévision Direct 8, Valérie Trierweiler, issue d'une famille modeste, a une obsession: garder son indépendance financière, et continuer à assumer la charge de ses trois garçons âgés de 15, 17 et 19 ans.

(afp)