Conseil fédéral

10 décembre 2011 11:37; Act: 10.12.2011 11:43 Print

Bäumle presse l'UDC à se déterminer

Le président des Vert'libéraux Martin Bäumle considère que l'UDC doit prendre position face au PLR.

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Le président des Vert'libéraux Martin Bäumle presse l'UDC de déterminer sa position face au PLR. A son avis, les chances de réélection mercredi au Conseil fédéral d'Eveline Widmer-Schlumpf ont augmenté et Johann Schneider-Ammann dispose de bonnes cartes.

Le groupe PLV décidera mardi prochain, veille du scrutin, de l'attribution des 14 voix dont il dispose, a-t-il déclaré dans l'émission «HeuteMorgen» diffusée samedi par la radio suisse alémanique DRS. Les chances de la bourgeoise-démocrate Eveline Widmer-Schlumpf sont bonnes et «elles n'ont pas diminué».

Il considère que le siège du radical Johann Schneider-Ammann n'est pas menacé. Ses cartes se sont «nettement améliorées». Il n'a en outre pas précisé si les Vert'libéraux vont soutenir une éventuelle candidature de l'UDC contre le PLR.

La situation à quelques jours de l'élection au gouvernement a changé au détriment de l'UDC, constate M. Bäumle. Le fait que le président du Conseil national Hansjörg Walter (UDC/TG) soit désormais candidat pose problème. «Je pense que les deux fonctions ne sont pas compatibles», a dit le président des Vert'libéraux.

Martin Bäumle estime que l'UDC devrait dire clairement si elle se lance contre le PLR. «Plus cette position de l'UDC se fait attendre, plus il est difficile d'obtenir un réel soutien dans un tel scrutin.»

Hanjörg Walter avait exclu un tel scénario jeudi. Il a répété qu'il refuserait une élection à la place d'un conseil fédéral radical, dans un entretien publié samedi dans les colonnes de deux quotidiens alémaniques «Tages-Anzeiger» et «Der Bund». Le Thurgovien a expliqué que le groupe parlementaire n'a pas discuté d'un tel scénario.

«Question délicate»

Même si Hansjörg Walter gagne l'élection contre Mme Widmer- Schlumpf, il n'est pas exclu que dans un tour de scrutin suivant le Parlement hisse la conseillère fédéral PBD au gouvernement à la place d'un conseiller fédéral PLR. A savoir s'il accepterait son élection dans un tel scénario, M. Walter a répondu: «C'est une question délicate.»

Comme l'élu doit décider juste après le vote s'il accepte ou non d'entrer au Conseil fédéral, «je ne saurais alors pas encore qui sera choisi lors des autres tours de scrutin. Donc je déclarerais très probablement accepter l'élection».

(ats)