Conseil fédéral

13 décembre 2011 07:39; Act: 13.12.2011 11:48 Print

Jeu de chaises musicales sous haute tension

L’UDC est déterminée à récupérer un second siège à l’exécutif, mercredi. Les enjeux d'une élection à suspense.

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Dans le viseur: E. Widmer-Schlumpf et J. Schneider-Ammann. (Photo: Keystone)

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Les deux Chambres éliront demain le nouveau Conseil fédéral. Au total, 245 parlementaires – l’élection du 246e n’ayant pas encore été validée – désigneront les sept ministres qui siégeront durant la prochaine législature. Un scrutin plein d’incertitudes, tant le désir de l’UDC de reconquérir un deuxième siège est fort. Tour d’horizon des sortants, dans l’ordre des réélections:

■ Doris Leuthard La démocrate-chrétienne devrait retrouver sa place sans difficulté. Personne ne la conteste.

■ Eveline Widmer-Schlumpf La ministre du Parti bourgeois démocratique (PBD) sera la première cible de l’UDC, qui lui reproche le siège volé en 2007. Le Fribourgeois Jean-François Rime et le Thurgovien Hansjörg Walter lui seront opposés. L’UDC compte sur un vote compact des libéraux-radicaux pour évincer la Grisonne. Une exigence qui ne sera sans doute pas tenue par le PLR.

■ Ueli Maurer Le Zurichois, seul membre de l’UDC actuellement à l’exécutif fédéral, devrait être réélu sans difficulté.

■ Didier Burkhalter Personne ne semble remettre en question le siège du ministre PLR neuchâtelois.


■ Simonetta Sommaruga La socialiste bernoise n’est pas menacée. Elle sera vraisemblablement réélue aisément.

■ Johann Schneider-Ammann Décrit par différents médias comme le plus vulnérable des élus actuels, le libéral-radical bernois pourrait voir sa place revendiquée par l’UDC, voire le PBD. La première formation pourrait s’attaquer à son siège si Eveline Widmer-Schlumpf conserve le sien grâce à des soutiens radicaux. Et si elle le perd, le PBD pourrait la mettre en concurrence avec le ministre de l’Economie.

■ Micheline Calmy-Rey Les deux socialistes Alain Berset (FR) et Pierre-Yves Maillard (VD) sont candidats officiels pour succéder à la Genevoise. Si, lors de cette dernière élection, l’UDC n’a toujours pas placé son deuxième élu, elle pourrait aussi tenter d’aligner ses candidats. Avec peu de chances de succès. L’UDC ne devrait pas claquer la porte du gouvernement si elle n’atteint pas son objectif. Pas tout de suite, du moins. Le parti est convenu de se prononcer sur la question en janvier.

(aia)