Révélations

11 janvier 2012 07:18; Act: 20.01.2012 11:00 Print

Mme Obama n'est pas une femme soumise

Un livre publié mardi aux Etats-Unis fait état de tensions entre Michelle Obama et l'entourage de son mari au début du mandat de ce dernier en 2008.

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«J'exprime très franchement mes opinions à mon mari», explique Mme Obama. (Photo: Keystone)

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Michelle Obama a indiqué mardi exprimer «très franchement» ses opinions à son mari président, après des révélations d'un livre faisant état de frictions passées entre la «première dame» des Etats-Unis et l'équipe rapprochée de Barack Obama.

Le président des Etats-Unis «a des dizaines de personnes très intelligentes qui l'entourent. Et je ne suis pas une experte dans la plupart des dossiers qu'il doit gérer au quotidien», a expliqué Michelle Obama dans un entretien à CBS dont la chaîne a diffusé des extraits mardi soir.

«Cela ne veut pas dire que mon mari ne connaît pas mes sentiments. Ce qui est vrai, c'est que j'exprime très franchement mes opinions à mon mari, c'est le genre de relation que nous avons», a-t-elle encore dit.

Fortes tensions

Paru mardi, l'ouvrage «The Obamas» de la journaliste du New York Times Jodi Kantor affirme que de fortes tensions ont eu lieu au début du mandat de M. Obama entre son épouse et son équipe rapprochée.

Des collaborateurs du président auraient rejeté toute ingérence de la «première dame» dans l'agenda politique de son mari, alors qu'elle s'élevait contre des compromis politiques qui banalisaient selon elle le président.

Selon Mme Kantor, des critiques rapportées au nom de Mme Obama avaient irrité le secrétaire général de la Maison Blanche de l'époque, Rahm Emanuel, qui s'était «élevé contre son influence», tandis que le prédécesseur de M. Carney, Robert Gibbs, aurait ouvertement pesté contre des objections rapportées au nom de la «première dame».

La Maison Blanche minimise

Lundi, le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney avait minimisé la portée de ces révélations et affirmé que «de tels livres ont tendance à exagérer les choses, à les rendre plus sensationnelles qu'elles ne le sont».

«Je n'irais pas voir Rahm pour parler de choses dont je parle d'habitude avec mon mari, non?», a répondu mardi Mme Obama. «Si je n'étais pas d'accord sur quelque chose, j'en parlerais directement à mon mari», a-t-elle insisté.

(afp)