Lausanne

15 mars 2011 12:17; Act: 15.03.2011 17:04 Print

Le PLR Olivier Français élu à la Municipalité

Le libéral-radical rempile pour une législature de 5 ans à la Municipalité. Etant le seul candidat inscrit pour le 2e tour, il est élu tacitement.

Une faute?

Peu après midi mardi, le Bureau électoral a communiqué que seule une liste déposée par Les libéraux-radicaux, comprenant le nom d'un candidat, a été déposée dans les délais légaux.

Celle-ci étant conforme aux articles de la LEDP et de son règlement d'application (RLEDP) et dans la mesure où un seul siège est à repourvoir, le Bureau électoral «proclame Monsieur Olivier Français élu tacitement Conseiller municipal pour la législature 2011-2016».

En application de l'arrêté de convocation du Conseil d’Etat du 15 septembre 2010, le Bureau électoral déclare que le scrutin populaire prévu le dimanche 3 avril 2011 par ledit arrêté est annulé. La question de la syndicature se règlera entre les partis, avec un délai au 5 avril en cas de contestation de la prééminence de Daniel Brélaz.

Elu sans atteindre la majorité absolue

L'ensemble des principaux partis n'a donc pas contesté une accession tacite du PLR Olivier Français (55 ans) au 7e siège à la Municipalité. Il complète ainsi l'exécutif dont 6 membres rose-rouge-vert ont déjà été élus dimanche au 1er tour des élections en ville de Lausanne.

Olivier Français rejoint ainsi le socialiste Oscar Tosato, arrivé en tête du 1er tour avec 12'427 suffrages, le popiste Marc Vuilleumier (12'374), le vert Jean-Yves Pidoux (11'998), les deux nouveaux socialistes Florence Germond (11'921) et Grégoire Junod (11'705), ainsi que le vert et actuel syndic Daniel Brélaz (11'503).

A l'issue du 1er tour avec 9283 voix, Olivier Français se retrouvait nettement en dessous de la majorité absolue (11'217 votes). Il avait précédé ses colistiers Marlène Bérard (6693 voix) et Mathieu Blanc (6244 voix).

Bernard Junod renonce

Le PLR estimait que le score d'Olivier Français «doit amener tous les autres candidats d'autres formations à appeler à son élection tacite». L'UDC soutient cet appel et juge «logique» que le responsable des travaux de Lausanne soit le représentant de la droite minoritaire à l'exécutif. A gauche, les Verts ne voient pas d'objection à l'élection tacite d'Olivier Français, selon la présidente du parti lausannois Natacha Litzistorf. Une position partagée par les socialistes, tout le monde ayant à l'esprit les économies financières à réaliser en évitant l'organisation d'un deuxième tour.

La Gauche (ex-A gauche toute!) ne voyait pas de raison de mettre sur pied un nouveau round, indique Alain Hubler. Formellement, une candidature sauvage ne peut cependant pas être exclue.

Le candidat hors parti Bernard Junod (294 voix) avait précisé lundi qu'il se présenterait seulement si un autre se lançait, mais pas tout seul. Ce serait «suicidaire, pas drôle et ça coûterait des dizaines de milliers de francs». Quelque 120'000 francs, selon la ville.

(20 minutes/ats)