Crise nucléaire au Japon

15 mars 2011 17:57; Act: 15.03.2011 18:52 Print

Bruxelles parle d'«apocalypse»

Le commissaire européen à l'Energie, Günther Oettinger, a estimé mardi que les autorités locales avaient pratiquement perdu le contrôle de la situation dans la centrale de Fukushima.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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«On parle d'apocalypse et je crois que le mot est particulièrement bien choisi», a-t-il déclaré devant une commission du Parlement européen à Bruxelles.

«Pratiquement tout est hors de contrôle», a-t-il dit, ajoutant: «Je n'exclus pas le pire dans les heures et les jours à venir». Le commissaire a précisé avoir été en contact à ce sujet notamment avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Depuis le violent séisme et le tsunami de vendredi, les accidents graves s'enchaînent dans les différents réacteurs de la centrale japonaise de Fukushima. Mardi, une nouvelle explosion et un incendie se sont produits à la centrale de Fukushima 1.

Cet enchaînement d'avaries nourrit les craintes d'une contamination radioactive dans l'archipel, ainsi que dans les pays voisins comme la Russie ou la Chine.

L'UE décide de tester la résistance de ses centrales

Les pays de l'UE ont décidé mardi d'effectuer des tests de résistance de leurs centrales nucléaires, a annoncé le commissaire européen à l'énergie Günther Oettinger. Plusieurs pays tiers, dont la Suisse, sont invités à participer à ces tests, mais aussi aux travaux préparatoires.

«Il s'agit de réévaluer les risques, d'inondations, de tsunamis, d'attaques terroristes, de tremblements de terre, de coupures d'électricité», a expliqué M. Oettinger. L'âge et la type de construction des centrales seront également pris en compte, a-t-il ajouté. Il s'exprimait à l'issue d'une réunion à Bruxelles des représentants des gouvernements européens, des responsables de centrales et autorités nationales européennes de sûreté nucléaire.

Ces tests seront «réalisés par des experts indépendants dans le courant de l'année», à partir du deuxième semestre. Auparavant, «dans les prochaines semaines, la Commission va élaborer des propositions au sujet du contenu des tests avec critères communs» à la lueur des connaissances en provenance du Japon, a-t-il souligné.

Ces travaux préparatoires sur des critères communs auront lieu d'ici fin juin et d'autres «conférences de haut niveau» réunissant les mêmes représentants seront conviées par la Commission. La participation aux tests «se fera sur une base volontaire, pas obligatoire» a toutefois souligné le commissaire.


La Suisse invitée

L'UE voudrait également offrir à plusieurs pays partenaires, comme la Suisse, la Turquie ou la Russie, la possibilité d'y participer, a également annoncé M. Oettinger. Ils devraient également pouvoir participer à la définition des critères sur lesquels seront basés les tests et à la sélection des experts qui les effectueront.

La Suisse se trouve au coeur de l'Europe, a-t-il expliqué. Grâce aux négociations en cours en vue d'un accord bilatéral sur l'énergie, qui devraient aboutir cette année encore, les secteurs énergétiques de la Confédération et de l'UE sont étroitement liés, a- t-il ajouté.

La Commission avait convié cette réunion pour passer en revue l'état des réacteurs nucléaires européens du même type que ceux de la centrale de Fukushima, où les accidents se succèdent depuis le violent séisme de vendredi.


153 réacteurs en activité

L'Union européenne compte au total 153 réacteurs, dont 58 en France. L'un des participants à la réunion de Bruxelles, le patron du groupe d'électricité allemand RWE, Jürgen Grossmann, a toutefois appelé à «prendre des décisions rationnelles à tête reposée». Il a estimé qu'une Europe sans nucléaire était possible «peut-être dans 80 ans», mais «pas maintenant».

(ats/afp)