Médias suisses

15 mars 2011 16:40; Act: 16.03.2011 16:15 Print

Les journalistes s'éloignent des centrales

Devant les craintes de radiations au Japon, certains correspondants des médias suisses sur place ont pris mardi des mesures pour leur sécurité.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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L'incertitude face aux accidents nucléaires au Japon n'est pas sans conséquence pour les médias suisses. Le collaborateur du quotidien «Le Temps» Miguel Quintana a quitté Tokyo dans la nuit de lundi à mardi heure suisse (mardi à 12h10 heure japonaise) pour rejoindre Kyoto, 500 km plus à l'ouest. Il a pris cette décision de son propre chef après en avoir informé le journal, a indiqué à l'ATS le rédacteur en chef adjoint Serge Michel.

«Le Temps» compte malgré tout dépêcher un envoyé spécial à Osaka mardi soir. Après évaluation de la situation sur place, il lui appartiendra de décider, en concertation avec la rédaction en chef, d'éventuelles mesures pour sa sécurité.

La RTS maintient son dispositif

La Radio Télévision Suisse se focalisera mercredi sur la catastrophe nipponne. Pour cette occasion, Simon Matthey-Doret présentera le «Journal du Matin» de La Première en direct de Tokyo. Il s'est envolé avec un technicien lundi. «Ils vont rester sur place, à moins que la situation devienne trop dangereuse», nous explique Jean-Jacques Roth, Directeur du département Actualité de la RTS. Les envoyés spéciaux rejoindront la Suisse par le premier avion disponible.

Alain Arnaud, correspondant de la TSR à Pékin se trouve également à Tokyo. Il y reste pour participer à l'émission spéciale de la RSR avant de repartir pour Pékin.

Quant à George Baumgartner, correspondant de la TSR et de la RSR, il n'a pas l'intention de quitter Tokyo, ville où il vit. «Il estime que la situation est encore sûre, précise Jean-Jacques Roth. Mais on lui apportera le soutien nécessaire s'il change d'avis et on lui recommande de faire attention.» Le célèbre journaliste a d'ailleurs été mandaté pour donner l'alerte à Genève en cas de danger trop élevé pour les journalistes suisses.

Médias alémaniques

Outre-Sarine, la télévision publique alémanique Schweizer Fernsehen (SF) a recommandé à ses employés de quitter le Japon aussi vite que possible. Une correspondante cherche ainsi à rejoindre Akita, dans le nord-ouest du pays. De là, elle espère quitter l'archipel en avion, a expliqué le rédacteur en chef adjoint Tristan Brenn.

Un producteur de l'émission «Schweiz aktuell» qui a accompagné samedi une équipe de secouristes suisses au Japon tentait également de quitter le pays mardi. Certains employés de SF restent cependant pour l'heure sur place. C'est notamment le cas d'un journaliste en vacances à Nagoya et d'un confrère en route pour Osaka.

Un des correspondants du quotidien zurichois «Tages-Anzeiger» cherchait aussi à rejoindre Osaka mardi, a annoncé Christoph Brunner, porte-parole de Tamedia. Le deuxième correspondant du quotidien va lui quitter prochainement le Japon, pour la Chine.


Crise nucléaire

La crise nucléaire au Japon s'est aggravée mardi. Le niveau de radioactivité sur le site de la centrale de Fukushima 1 a notamment «considérablement augmenté», selon le Premier ministre japonais Naoto Kan.

En outre, les radiations sont telles dans la salle de contrôle du réacteur numéro 4 que les ingénieurs ne peuvent plus y travailler normalement. Ils ne pourront y injecter de l'eau que dans deux ou trois jours.

(fab/ats)