Séisme au Japon

12 mars 2011 15:48; Act: 14.03.2011 09:27 Print

L'économie du pays va souffrir

Le séisme destructeur qui a ravagé le nord-est du Japon, vendredi, pourrait mettre aussi à mal l'économie du pays.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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L'économie du Japon risque de souffrir du séisme destructeur, car les industries du nord-est et du secteur énergétique vont peiner à redémarrer. De plus, l'important effort budgétaire qui sera nécessaire à la reconstruction risque d'alourdir la dette de l'archipel.

Le tremblement de terre de magnitude 8,9 et le tsunami qui l'a suivi ont dévasté la côte Pacifique du Tohoku (nord-est), comptant au total pour 8% du produit intérieur brut (PIB) de la troisième économie du monde.

Nombre d'activités côtières ont été réduites à néant. Les infrastructures ont été ravagées par une vague de dix mètres de haut dans la métropole de Sendai.

La région du Kanto, plus au sud, qui comprend la mégapole de Tokyo et représente 40% du PIB, a été touchée aussi, de façon parfois spectaculaire comme à Iichihara (est de Tokyo), où une raffinerie de pétrole de la compagnie Cosmo Oil a partiellement brûlé. La plupart des infrastructures et bâtiments ont toutefois tenu le choc dans cette zone urbaine stratégique.

Nucléaire en crise

La filière nucléaire nippone, qui assure entre 25% et 30% de la production électrique nationale, connaît quant à elle la plus grave crise de son histoire depuis qu'une explosion s'est produite samedi après-midi dans l'enceinte du réacteur d'une centrale de la préfecture de Fukushima (nord-est), exploitée par la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco), en raison de la violence du séisme.

Au total, onze des cinquante réacteurs nucléaires du Japon, situés dans les zones les plus touchées, ont été arrêtés.

Nombre de firmes nippones ont en outre dû suspendre leurs opérations dans les zones touchées, comme les constructeurs automobiles Toyota, Nissan et Honda qui ont annoncé la suspension de l'ensemble de leur production au Japon.

Possible retour à la récession

«Des fermetures temporaires de sites de production et de raffineries de pétrole, ainsi que l'arrêt de centrales électriques devraient avoir un impact sur la production du pays. Le PIB pourrait en conséquence baisser de nouveau légèrement au premier trimestre», a résumé Wolfgang Leim, économiste chez Commerzbank.

Dans cette hypothèse, le Japon retomberait en récession, son PIB ayant déjà légèrement reculé au quatrième trimestre 2010, après trois trimestres de croissance robuste. L'activité de l'ensemble du premier semestre «pourrait être notablement affaiblie», a ajouté M. Leim.

Les travaux de reconstruction, qui seront sans doute massifs au vu de l'ampleur des destructions visibles au lendemain de la catastrophe, permettront néanmoins «de vite relancer la machine économique», souligne M. Leim.

Les secteurs du BTP, de la sidérurgie et des télécommunications pourraient notamment être sollicités à plein pour remettre sur pied les infrastructures et réseaux mis à mal.

Les autorités semblent de surcroît serrer les rangs pour assurer le soutien de l'Etat. Prête à tout pour bloquer le budget du gouvernement de centre-gauche jusqu'à la veille du séisme, l'opposition conservatrice a promis son soutien aux mesures exceptionnelles du pouvoir.

Surcroît de la dette

Mais ce faisant, le monde politique japonais va encore creuser la dette déjà colossale du pays, estimée à 200% du PIB et qui a valu au Japon de voir sa note récemment abaissée par l'agence de notation financière Standard and Poor's.

Le coût global de la catastrophe est encore impossible à évaluer, mais les dommages entraînés par le séisme de Kobe ont été estimés à 10'000 milliards de yens (environ 100 milliards de dollars à l'époque).

Occupant une position stratégique entre la métropole d'Osaka et l'ouest de la grande île de Honshu, ce port industriel avait été gravement endommagé par un puissant séisme en 1995, qui avait fait plus de 6000 morts, perturbant la logistique de nombreuses firmes du pays dans les mois suivants.


(ats)